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Laftit fait le point au Parlement

Abdelouafi Laftit, ministre de l’intérieur

Le ministère de l’intérieur a débloqué jusqu’à fin septembre dernier une enveloppe de l’ordre de 219 millions de dirhams représentant la part des collectivités territoriales issue de la perception de la TVA.

Les regards étaient tournés vers le Parlement où le ministre de l’intérieur a fait le bilan de l’action de son département. En effet, le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, a effectué un exposé devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants à l’occasion de la présentation du budget sectoriel du ministère de l’intérieur pour l’année 2023. Dans cette présentation, il a été notamment question de l’efficience sécuritaire. «En considération du rôle crucial des services de sûreté sur les plans de la stabilité et du développement, le ministère de l’intérieur poursuit ses efforts pour tirer vers le haut leur efficience de manière à relever les challenges posés, à savoir la protection des personnes et des biens ainsi que des droits et des libertés, outre la consolidation du statut du Royaume sur les plans régional et international en tant que pays sûr et stable», a-t-il souligné. Et d’assurer que son département veille à renforcer la vigilance sécuritaire face aux réseaux terroristes actifs considérés comme une menace permanente et ce, à l’appui d’une politique proactive des services sécuritaires, laquelle politique a permis de mettre en échec de nombreux projets criminels et terroristes et de démanteler des cellules. M. Laftit a aussi évoqué la poursuite des efforts sans relâche dans la lutte contre les réseaux de trafic de drogue, d’immigration illégale et de trafic des êtres humains, lesquels efforts menés en coordination entre les différents services se sont soldés par de nombreux coups de filet.

Protection et sauvetage

Sur le registre de la protection et du sauvetage, M. Laftit a assuré que son ministère veille à une couverture totale de l’ensemble des régions du Royaume à travers les services de la Direction générale de la protection civile, faisant état du renforcement des moyens des groupes d’intervention sur les plans des effectifs et de la logistique de manière à assurer l’efficience souhaitée dans le domaine de la protection, du sauvetage et de la lutte contre les sinistres et les catastrophes partout dans le pays. Évoquant la gestion des catastrophes naturelles, M. Laftit a indiqué que depuis la création en 2009 du Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles au mois d’octobre dernier, un total de 254 projets ont été financés dans le cadre du programme de gestion intégrée des risques des catastrophes naturelles et de la résilience, et ce, pour un coût de plus de 4,11 milliards de dirhams dont une contribution dudit Fonds chiffrée à 1,39 milliard de dirhams.

Monde rural

Le ministre de l’intérieur a également présenté les principaux programmes et fonds que son département planche sur leur réalisation en faveur du développement du monde rural. Il a indiqué qu’en considération de l’impérieuse nécessité de soutenir le monde rural, surtout sur le plan de son alimentation en eau potable, le ministère de l’intérieur a débloqué jusqu’à fin septembre dernier une enveloppe de l’ordre de 219 millions de dirhams représentant la part des collectivités territoriales issue de la perception de la TVA. Et pour faire face aux effets de la sécheresse dans certaines régions et en réponse aux attentes pressantes des populations, le ministre a fait état d’un programme d’urgence opérationnel depuis mai dernier et qui consiste à fournir le liquide précieux aux ruraux en manque via des camions-citernes et des cuves de stockage d’eau, indiquant que ce programme a ciblé environ 2,7 millions de personnes résidant dans 8.260 centres ruraux et douars basés dans 891 communes rurales relevant de 67 préfectures et provinces. À côté de cela, il a évoqué la réalisation avec des partenaires de nombreux programmes et la conclusion de conventions portant sur l’alimentation du monde rural en eau potable, et ce dans le cadre du plan national d’alimentation en eau potable et d’irrigation 2020-2027 visant à promouvoir les investissements dans le domaine, à maîtriser la demande et à poursuivre le chantier de l’alimentation en eau potable du monde rural. Revenant, par ailleurs, sur la faiblesse des précipitations en 2022 en comparaison avec les années 2020 et 2021, M. Laftit a fait savoir qu’une évaluation de la situation a été réalisée sur le plan national par son département, en coordination avec le ministère de l’équipement et de l’eau ainsi que les régies de distribution et les autorités provinciales, répertoriant les villes et centres touchés par un stress hydrique et pouvant bénéficier de mesures urgentes pour assurer leur approvisionnement en eau potable.

Eau potable et irrigation

Concernant le programme national d’alimentation en eau potable et d’irrigation 2022-2024 relatif aux petits barrages et lacs collinaires ainsi que l’alimentation du monde rural en eau potable, le ministre a indiqué qu’il a été procédé en 2022 à la mobilisation de 2,3 milliards de dirhams à l’initiative des ministères de l’intérieur, de l’économie et des finances et de l’équipement et de l’eau ainsi que les intervenants concernés. S’agissant de l’assainissement liquide, il a fait état de la poursuite du soutien financier des projets en cours de réalisation ainsi que le financement de nouveaux projets au titre de l’année 2022 pour un montant global de 1 milliard de dirhams via le Fonds de l’assainissement liquide, l’épuration des eaux usées et leur réutilisation dont 800 millions de dirhams du budget général du ministère de l’intérieur et 200 millions de dirhams du budget général du ministère de l’équipement et de l’eau.

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Le coût financier total des projets objet du Nouveau modèle de développement des régions du sud est estimé à environ 81 milliards de dirhams, destinés à la réalisation de près de 700 projets.

M. Laftit a ajouté que le programme national de l’assainissement liquide, l’épuration des eaux usées et leur réutilisation doté d’un budget de l’ordre de 43 milliards de dirhams vise à améliorer le taux de raccordement des populations au réseau des eaux usées et de baisser celui de la pollution, à travers la construction de stations de traitement des eaux usées et leur réutilisation dans le domaine agricole ou encore dans l’arrosage des espaces verts.

Covid-19

En ce qui concerne la crise sanitaire, le ministre de l’intérieur a assuré que son département accompagne le rythme de la reprise progressive de l’activité économique compte tenu des répercussions de la pandémie de la Covid-19. M. Laftit a indiqué que le ministère a poursuivi dans ce contexte sa coordination avec les comités nationaux et régionaux de veille économique, pris des mesures parallèles de suivi des indicateurs économiques et sociaux des impacts de la pandémie aux niveaux national et régional et apporté un soutien pour le développement des zones économiques et industrielles, outre la ratification d’un certain nombre d’accords pour créer des zones d’activités économiques. Pour compléter le dispositif de réforme globale des centres régionaux d’investissement, le ministère a œuvré, en coordination avec les départements ministériels concernés, à la mise en oeuvre des dispositions de la décentralisation administrative, à l’adoption des procédures nécessaires de délégation de compétence du pouvoir central au niveau régional, notamment en ce qui concerne la liste initiale des autorisations et des décisions nécessaires à la mise en œuvre des projets d’investissement inscrits dans les plans de décentralisation administrative, a assuré le ministre.

Investissement et RSU

S’agissant de la nouvelle charte de l’investissement, M. Laftit a affirmé que son département a contribué aux différentes étapes d’élaboration de la loi-cadre qui fait office de charte de l’investissement et de ses textes d’application, ainsi qu’à l’adoption de mesures d’accompagnement pour améliorer la climat des affaires et renforcer l’attractivité des investissements nationaux et étrangers. Il a rappelé dans ce cadre le discours prononcé par SM le Roi à l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, dans lequel le Souverain a souligné l’importance de «l’investissement productif en tant que levier essentiel pour la relance de l’économie nationale et l’ancrage du Maroc dans les secteurs prometteurs». Il a également souligné qu’en application des hautes instructions royales, le ministère de l’intérieur a redoublé d’efforts pour accélérer la mise en œuvre du Registre social unifié, qui se veut le principal mécanisme d’établissement d’un projet de généralisation des programmes de protection et d’accompagnement sociaux. M. Laftit a indiqué qu’après l’achèvement du système informatique du Registre social unifié, une expérience pilote a été lancée au niveau de la préfecture de Rabat et de la province de Kénitra, notant que cette phase expérimentale de mise en œuvre du Registre social permettra d’enrichir et d’évaluer le système, en perspective de l’étape de généralisation qui touchera l’ensemble du territoire national, à partir de la fin de cette année.

Régionalisation

Le responsable gouvernemental a, par ailleurs, affirmé que les services du ministère de l’intérieur s’attellent à poursuivre l’opérationnalisation des structures institutionnelles, financières et humaines de la régionalisation, ainsi qu’à généraliser plusieurs mesures opérationnelles et procédurales associées à la mobilisation des ressources et au renforcement des capacités. M. Laftit a souligné que la contractualisation entre l’Etat et les régions constitue un mécanisme efficace de mise en œuvre des principes de convergence et de coordination, à travers l’élaboration de programmes conjoints fondés sur une vision intégrée, ainsi que sur l’harmonie et la complémentarité entre la vision de développement des régions et les stratégies nationales et le renforcement du partenariat multiparitite public-privé. L’engagement dans la mise en œuvre du modèle de développement contribuera progressivement à la consolidation et au développement des structures de gouvernance territoriale en général, en créant des modes de gestion innovants, inclusifs et efficaces dans le domaine du développement régional et intersectoriel, notamment à travers la mise en œuvre de programmes et projets transversaux, ainsi que de projets multi-financés (public et privé) et avec d’autres formes de financement de l’économie mixte, a-t-il poursuivi. Le ministre a fait observer que grâce aux Hautes orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la construction de l’édifice de la régionalisation avancée avance à un rythme rapide et connaît un dynamisme croissant axé sur des perceptions de terrain et des approches efficaces, intégrantes et multidimensionnelles, issues des spécificités et de la réalité de l’expérience marocaine accumulée au fil des années dans le domaine de la décentralisation et de la régionalisation.

Accompagnement

Pour accompagner les collectivités territoriales, a-t-il ajouté, le ministère de l’intérieur continue d’apporter son appui technique et financier, que ce soit au niveau de la planification, de l’aménagement du territoire et de l’élaboration des programmes de développement régional, qu’au niveau des réseaux publics de proximité et des installations et programmes publics locaux ou du développement des compétences et de promotion de la transformation numérique afin d’améliorer les prestations et répondre aux demandes de l’usager et de l’investisseur. S’agissant de l’élaboration des programmes de développement régional, M. Laftit a fait savoir que 11 régions sur 12 ont approuvé leurs programmes de développement (PDR), précisant que ces programmes ont été adoptés également par le ministère, à l’exception de celui de la région de Drâa-Tafilalet qui est en cours d’élaboration. Quant à la préparation des contrats programmes entre l’Etat et les régions pour la période 2020-2022, le ministre a indiqué que la première génération de ces contrats a été préparée afin de mettre en œuvre les projets prioritaires contenus dans les programmes de développement régionaux, notant, dans ce cadre, que quatre contrats programmes ont été déjà signés avec les régions de Fès-Meknès, Dakhla-Oued Eddahab, Béni Mellal-Khenifra et Guelmim-Oued Noun, tandis que ceux pour les autres régions sont, soit en cours de signature soit en phase d’élaboration, à l’exception de la région de Drâa-Tafilalet, dont le programme de développement régional n’a pas encore été élaboré. Concernant les contrats programmes de développement intégré des trois régions du sud du Royaume, M. Laftit a fait savoir que le ministère, dans le cadre de l’exécution de ses obligations contractuelles pour l’année 2022, a pris l’initiative de transférer les contributions financières engagées dans le cadre des conventions de partenariat relatives à ces régions, rappelant que le coût financier total des projets objet du Nouveau modèle de développement des régions du sud est estimé à environ 81 milliards de dirhams, destinés à la réalisation de près de 700 projets.

Terres soulaliyates

Dans un autre regitsre, le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, a affirmé que son département a poursuivi la mise en œuvre effective des textes juridiques relatifs à la gestion des terres des communautés soulaliyates et à la réalisation des différents objectifs fixés dans le cadre du contrat objectifs/moyens au titre de cette année. Il a souligné que le ministère poursuit également la mise en œuvre de la Stratégie d’action 2020-2024, qui vise à intégrer les communautés soulaliyates et les ayants droit dans le processus de développement et de création d’emplois locaux. Il a ajouté que le ministère a reçu, au titre de 2022, des plans d’action concernant 29 préfectures et provinces, dont environ 347 projets et activités génératrices de revenus, notant que la contribution approuvée par le ministère s’élève à environ 42,23 millions de dirhams (21% de la valeur totale), le reste étant une contribution des partenaires et des coopératives porteuses de projets et d’activités génératrices de revenus. S’agissant de la mise en œuvre du programme de mobilisation d’un million d’hectares de terres agricoles appartenant à des communautés soulaliyates, M. Laftit a relevé que le ministère a travaillé durant l’année en cours pour identifier une superficie totale d’environ 317.000 hectares disponibles et susceptibles d’être mobilisés pour l’investissement agricole, ainsi que pour approuver les dossiers techniques et administratifs des appels d’offres, outre le lancement des appels d’offres pour une superficie d’environ 100 mille hectares.

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L’Intérieur a contribué aux différentes étapes d’élaboration de la loi-cadre qui fait office de charte de l’investissement et de ses textes d’application, ainsi qu’à l’adoption de mesures d’accompagnement pour améliorer la climat des affaires et renforcer l’attractivité des investissements nationaux et étrangers.

INDH

Enfin et concernant l’INDH, le ministère de l’intérieur poursuit ses efforts pour accélérer l’implémentation de la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH, 2019-2023), un grand chantier royal ayant contribué tangiblement à la réduction de la pauvreté, de l’exclusion sociale et des disparités territoriales. M. Laftit a souligné que l’opérationnalisation de cette phase a été marquée par l’adoption d’une approche globale visant la consolidation et le renforcement des acquis, avec une réorientation des programmes pour l’impulsion du capital humain des générations montantes, l’appui aux personnes en situation de précarité, ainsi que l’adoption d’une nouvelle génération d’initiatives génératrices de revenus, d’opportunités d’emploi et d’auto-entrepreneuriat. S’agissant des actions menées dans le cadre du programme de rattrapage des déficits en infrastructures et services sociaux de base au titre de 2022, notamment dans le volet «Réduction des disparités territoriales et sociales», l’INDH a programmé quelque 318 projets au niveau national, avec une enveloppe d’environ 515 millions de dirhams (MDH), dédiés aux infrastructures sociales de base, comme la santé, l’éducation et l’électrification rurale, ainsi que l’approvisionnement en eau potable et la construction de routes et de pistes, a-t-il souligné. Pour ce qui est du programme «Accompagnement des personnes en situation de précarité», le ministre a fait état de 882 projets, d’un montant estimé à 434,5 MDH, qui ont été programmés en 2022 au profit de douze catégories prioritaires de personnes en situation de précarité.

 

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