L’après-Covid-19

L’après-Covid-19

Lu dans la plate-forme du RNi : maba3d-corona.com

Par Omar Dahbi

1) Les liens indéfectibles entre le Trône et le peuple sont la clé de notre force. Face aux crises, les Marocains se sentent entre de très bonnes mains, renouvellent leur confiance dans leur leader et s’alignent derrière lui. Cette extraordinaire capacité de mobilisation derrière le Souverain devrait continuer dans un élan sans répit pour aller immédiatement vers toutes les réformes nécessaires, capitalisant ainsi sur l’élan de patriotisme engendré par la pandémie. Il faut dépolitiser les grands chantiers de réforme.

2) La crise a révélé la limite de l’impact du discours populiste, et ce, tant à l’échelle mondiale que nationale. Le discours politique, aujourd’hui, et notamment après la crise, devrait être basé sur le pragmatisme et sur les actions concrètes et sérieuses. Les citoyens n’accepteront plus l’esbroufe politique, ils voudront du concret, sincère.

3) La crise a révélé que, dans les situations de crise, les grandes puissances se concentrent, d’abord sur leurs propres intérêts. Elles ne se préoccupent même pas de leurs alliés proches. L’initiative royale vers certains pays d’Afrique est le prélude d’un nouvel ordre régional hautement stratégique que le Souverain prépare d’ores et déjà. La coopération sud-sud devrait céder la place à une étape plus avancée : l’alliance stratégique sud-sud.

4) La crise engendrée par la baisse ses rentrées en devises (MRE, exportations, tourisme, etc.) est tellement forte qu’il faudra, entre autres, baisser les importations afin de préserver nos réserves en devises et, par la même occasion, stimuler la consommation pour créer de la richesse en interne. Encourager le tourisme interne par des offres sérieuses et accessibles, enclencher le processus démarré la veille de la pandémie, de stimulation de la création d’entreprises pour créer une dynamique locale, encourager l’industrie nationale et la consommation du produit marocain (profiter de la découverte de talents nationaux en la matière).

5) L’enseignement est un secteur qui aura besoin d’une attention particulière puisque l’on s’est rendu compte de la nécessité de produire de la compétence nationale à grande échelle. «Sous-traiter» aux instituts étrangers la préparation d’une élite nationale, en nombre insuffisant et dont la majorité reste à l’étranger, s’est avéré handicapant. Le Maroc a besoin de stimuler la création d’une élite locale en plus de celle qui part acquérir d’autres connaissances et compétences à l’étranger. La réforme devrait être accélérée mais avec une vision claire et pragmatique. Il n’y a plus de temps à perdre.

6) Le pouvoir d’achat des ménages sera terriblement affecté, le chômage en hausse et donc la consommation interne aura du mal à servir de levier de croissance face à la crise post-corona. Des mesures d’encouragement seraient les bienvenues et l’ingéniosité fiscale devrait se manifester, enfin, au Maroc. Restitution d’une part de l’IR sur la scolarisation des enfants dans les écoles privées, baisse de l’IR pour certaines catégories, suppression de l’IR pour autres.

7) Les médias se sont révélés aussi d’une très haute importance en période de crise. Ils ont informé, sensibilisé, expliqué, alerté, combattu les fake news, etc.

Mais, ils ont vécu une crise inédite.La majorité risque de ne pas s’en sortir. Il serait judicieux de procéder à un plan Marshall en faveur des médias et une politique favorisant les entreprises structurées et professionnelles.

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