Le PLF pour la transition vers une vision stratégique

Le PLF pour la transition vers une vision stratégique

Le projet de budget 2022 présenté devant les parlementaires

Aller vers une vision stratégique. C’est en gros l’objectif gouvernemental avec le projet de loi de Finances (PLF) au titre de l’année 2022.
Selon la ministre de l’économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui, le PLF envisage de réaliser une transition de politiques sectorielles incohérentes vers des politiques encadrées par une vision stratégique et une vue d’ensemble avec des priorités nationales claires.
Le projet vise également à répondre aux attentes fondamentales des citoyens en matière de santé, d’éducation et d’emploi, redonner du dynamisme à l’investissement privé, accompagner l’entreprise nationale et l’inciter à créer des opportunités d’emploi et continuer à soutenir l’investissement public, a souligné Mme Fettah Alaoui qui présentait les grandes lignes du PLF 2022, lors d’une séance conjointe des deux Chambres du Parlement.
La ministre a, dans ce sens, affirmé que le gouvernement est déterminé à atteindre les objectifs fixés par le PLF en mobilisant l’ensemble des moyens dans le cadre de la coopération, de l’interaction et du dialogue avec l’institution législative et l’ensemble de acteurs, considérant que le moment national déterminant que connaît le Maroc «indique, dans sa globalité, l’achèvement des termes d’une transition historique à tous les niveaux : institutionnel, financier, économique, social et géostratégique».
Elle a souligné, dans ce contexte, que le Royaume a accumulé en 22 ans, sous la conduite sage et éclairée de SM le Roi Mohammed VI, des réformes politiques, sociales, économiques et financières qu’il convient d’investir et de valoriser pour construire l’avenir, relevant que la pandémie du coronavirus (Covid-19) a contribué à la révélation des forces et faiblesses du tissu national à tous les niveaux. La pandémie a clairement montré le volume de l’économie informelle, les insuffisances des secteurs sociaux et la faiblesse des filets de sécurité, «ce qui nécessite de tirer des leçons et de se mobiliser pour mettre en œuvre les réformes lancées par le Souverain, au premier rang desquelles la généralisation de la protection sociale», a-t-elle précisé à cet égard.

«Al Forssa» pour les jeunes

Le PLF au titre de l’exercice 2022 table sur une croissance économique de 3,2%, compte tenu du rétablissement de l’économie mondiale, notamment dans la zone euro et sur la base des hypothèses d’une récolte céréalière de 80 millions de quintaux (Mqx) et d’un prix moyen du gaz butane de 450 dollars/tonne.
Les ressources fiscales devront augmenter de 27 milliards de dirhams (MMDH) et les financements innovants devront générer 12 MMDH alors que les recettes de privatisation devront mobiliser 8 MMDH dans le budget de l’Etat. L’une des annonces phares du gouvernement concerne la dynamisation du programme Intelaka. En effet, le PLF vise à y insuffler une nouvelle dynamique, à travers notamment le lancement du programme «Al Forssa» qui ambitionne d’accorder 50.000 prêts en 2022 avec une enveloppe globale estimée à 1,25 MMDH. Il est question de la création de 250.000 postes d’emploi directs en deux ans à compter de 2022.
Le PLF propose également de revoir à la baisse l’impôt sur les sociétés (IS) à 27% au lieu de 28% pour les entreprises industrielles dont les bénéfices sont inférieurs à 100 millions de dirhams (MDH). Le taux de cotisation minimale devra passer de 0,5% à 0,45%. A noter en outre que le PLF prévoit 9 MMDH de crédits supplémentaires pour les secteurs de la santé et l’éducation, dont 5 MMDH seront alloués à la mise à niveau des hôpitaux et les centres de formation des enseignants et les établissements universitaires en priorité.

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