Le programme gouvernemental décortiqué par les parlementaires

Le programme gouvernemental  décortiqué par les parlementaires

La majorité, l’opposition ainsi que les syndicats et la CGEM ont livré leurs impressions

Le groupe du RNI a estimé que le programme gouvernemental est harmonieux et homogène avec la plateforme électorale du parti qui est réaliste et fixe les priorités qui répondent aux nécessités absolues exprimées par les citoyens.

Le nouveau programme gouvernemental ne laisse personne indifférent. Les parlementaires ont ainsi été parmi les premiers à examiner en profondeur ledit programme. Dans ce sens, la majorité, l’opposition ainsi que les syndicats et la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc) à la deuxième Chambre ont livré leurs impressions après la présentation effectuée par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch. Les groupes de la majorité ont ainsi souligné que le programme gouvernemental est intégré, ambitieux et regroupe des priorités claires.

Le groupe du Rassemblement national des indépendants (RNI) a estimé que le programme gouvernemental est harmonieux et homogène avec la plateforme électorale du parti qui est réaliste et fixe les priorités qui répondent aux nécessités absolues exprimées par les citoyens. En tête de ces priorités, le groupe du RNI a cité le chantier de la protection sociale comme étant un système qui préserve la dignité et crée des postes d’emploi, relevant que le programme gouvernemental est intégré, chiffré, ambitieux et s’attaque aux crises avec audace. De son côté, le groupe Authenticité et Modernité a souligné que la coalition gouvernementale a présenté un programme socio-économique sérieux et réaliste, qui est étroitement lié aux spécificités de l’étape que traverse le Maroc, notant avec satisfaction que ce programme a défini une feuille de route claire et agrégeant des indicateurs macroéconomiques chiffrés et ambitieux. Le Groupe istiqlalien de l’Unité et de l’Egalitarisme a, quant à lui, estimé que le programme du gouvernement est clair dans son contenu et précis dans ses buts et objectifs.

Partenaires sociaux

Les représentants des syndicats et de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) à la Chambre des conseillers ont mis en avant, lors d’une séance plénière consacrée à la discussion du programme gouvernemental, la nécessité de bien mesurer l’ampleur des défis sociaux et économiques. Le groupe de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a dit espérer que le programme gouvernemental réponde aux aspirations légitimes des citoyens à travers la redistribution des richesses et la réduction des disparités sociales et spatiales, se disant convaincu que le nouveau gouvernement se trouve face à une «opportunité historique» qu’il ne faut pas manquer.

De son côté, le groupe de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a souligné la nécessité de garder en tête l’ampleur des défis sociaux et économiques liés à la lutte contre la crise pandémique, estimant, à cet égard, que l’opérationnalisation du NMD dans ses dimensions économique et sociale, requiert l’adoption d’une approche politique intégrée visant à améliorer le climat des affaires et à préserver les équilibres macroéconomiques. De son côté, le groupe de l’Union marocaine du travail (UMT) a soulevé avec «satisfaction» des indicateurs positifs incorporés au programme gouvernemental. Le groupe a ensuite exprimé sa détermination à «interagir positivement» avec toutes les initiatives nationales visant à renforcer les droits et les acquis de la classe ouvrière en vue de réunir les conditions du décollage économique. Quant au groupement de la Confédération démocratique du travail (CDT), il a fait remarquer que la conjoncture actuelle exige principalement l’édification de l’Etat social et un consensus autour de l’instauration des fondements d’un nouveau contrat social.

La vision de l’opposition

Les groupes de l’opposition à la Chambre des conseillers ont présenté leurs visions au sujet du programme gouvernemental.

Le groupe haraki a estimé, dans ce sens, que le programme gouvernemental a transposé des paragraphes du rapport sur le nouveau modèle de développement sans pour autant définir les mécanismes de mise en œuvre requis, notant que «l’Etat social repose sur les valeurs d’équité et de justice territoriale et sur la révision des salaires et la refonte budgétaire et surtout sur l’égalité inter-régionale en matière d’orientation de l’investissement public et autres, autant de dossiers qui ont été négligés dans la déclaration de l’Exécutif «. De son côté, le groupe socialiste a estimé que les mesures prises pour le renforcement des bases de l’Etat social restent en deçà des aspirations pour faire face à l’exclusion sociale des catégories pauvres et vulnérables, à même de réduire les disparités spatiales et sociales.

Après avoir salué le programme gouvernemental comme étant «un programme prometteur et distingué», le groupe Justice sociale et développement durable a, quant à lui, mis l’accent sur «l’absence d’un agenda clair et des détails numériques nécessaires».

Réaction du chef du gouvernement

En réponse aux interventions des conseillers parlementaires, le chef du gouvernement, M. Akhannouch, a réaffirmé le réalisme du programme gouvernemental basé sur un consensus entre les trois partis de la majorité, soulignant la nécessité de conjuguer l’ensemble des efforts, majorité et opposition, afin d’aller de l’avant pour atteindre le développement escompté à la lumière de la conjoncture actuelle marquée par la pandémie.

À cet égard, le chef du gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les investissements afin de créer des opportunités d’emploi et d’assurer le développement du pays et la prospérité pour les citoyens, notant que toutes les régions et collectivités territoriales du Maroc devraient s’inscrire dans le prolongement des programmes et chantiers nationaux pour rendre possible leur mise en œuvre optimale.

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