Le RNI témoigne des maux d’une localité sinistrée

Le RNI témoigne des maux d’une localité sinistrée

La ville de Sidi Yahia El Gharb souffre de plusieurs problèmes

«Le président n’a jamais démissionné et continuera à militer dans le RNI avec lequel il a un pacte jusqu’en 2021. Il est fidèle à ses engagements. Certains brouillent l’image du RNI mais personne n’aura raison de nous».

Il est 14h30. Des habitants de la ville de Sidi Yahia El Gharb, située à une quinzaine de minutes de Kénitra, affluent déjà vers un chapiteau perché pour abriter, ce dimanche, la caravane «100 jours, 100 villes» initiée par le Rassemblement national des indépendants (RNI). Des formulaires sont déjà mis à leur disposition pour répondre à des questions ayant trait aux problèmes dans cette contrée où tous les mots peuvent en qualifier les maux. C’est pourquoi cette rencontre se veut davantage, selon Abdelilah Dehane, coordinateur provincial du RNI à Sidi Slimane, celle de «l’écoute».

Une 1ère rencontre du RNI dans une ville marginalisée

Comme le précise l’orateur, «c’est pour la 1ère fois qu’une telle rencontre est tenue par le RNI dans cette ville qui n’a pas changé hormis la construction de quelques nouveaux logements». Selon ses dires, Sidi Yahia El Gharb souffre toujours des mêmes difficultés en transport, santé et conditions de travail. «Cette ville est marginalisée», indique M. Dehane qui cite également les problèmes du douar « Echanté» à 300 mètres de la même ville. De son côté Mohamed Nigrou, coordinateur du parti de la colombe à Sidi Yahia El Gharb, ne manque pas de préciser que «d’autres corrupteurs se sont succédé sur la ville». L’intervenant, qui n’hésite pas à vanter le «sérieux» du président du RNI, Aziz Akhannouch, met également l’accent sur l’arrêt de la construction de l’hôpital dans cette localité depuis plus de deux ans, le manque de formation et de routes, la pollution et les quartiers qui y sont marginalisés entre autres. De plus, la ville manque d’infrastructures sportives et d’un quartier industriel.

Les filles plus employées que les garçons

Outre ces maux, le débat était surprenant en termes d’emploi. Selon les participants estimés à environ 400, ce sont les filles qui travaillent plus que les garçons. Elles sont admises pour travailler dans un projet de câblage bien que la nature des tâches dans celui-ci soit censée être accomplie par le sexe masculin. «Il faut trouver des réponses à cette question de l’emploi des garçons», lance Adil Zaidi, membre du bureau politique du RNI. L’intervenant, qui rappelle l’existence de la zone industrielle à proximité de la ville, estime également que «c’est le moment d’écoute et non de discours».

Pour sa part, Saad Ben Mbarek, coordinateur régional du RNI, ne manque pas de répondre aux allégations véhiculées en fin de semaine dernière quant à la prétendue démission du président du parti. «M. Akhannouch vous transmet son message indiquant qu’il n’a jamais démissionné et qu’il continuera à militer dans le RNI avec lequel il a un pacte jusqu’en 2021. Il est fidèle à ses engagements. Certains brouillent l’image du RNI mais personne n’aura raison de nous», lance M. Ben Mbarek. L’orateur met, à son tour, l’accent sur la construction de l’hôpital de la ville qui s’étale sur dix ans sans être livré jusqu’à ce jour. «Des travaux du genre ne doivent pas dépasser deux ans. C’est une trahison pour le pays et la ville. Nous allons revoir les cahiers des charges de ce bâtiment», avance-t-il en s’exprimant sur l’emploi.

«Si l’Anapec ne joue pas son rôle dans la ville, nous allons faire notre boulot», avance-t-il en informant davantage les jeunes sur le lancement du programme «Intelak» par le Souverain. Egalement de la partie, l’avocat Mohamed Hanine, également membre du RNI, qui rappelle la tenue, lundi, de la réunion du bureau politique du parti à Rabat, précise à son tour qu’une question sera posée dans le Parlement à propos de l’hôpital en suspens.

M. Hanine met de plus l’accent sur «les inondations audit douar près de la ville où certains quartiers n’ont pas d’eau». Dans ce douar, une quinzaine de personnes demeure dans le même habitat insalubre comme l’indique un habitant qui affirme également que des serpents y circulent aussi. «Il y a des problèmes urgents, nous allons intervenir pour les régler dans les plus brefs délais. Vous êtes dans une ville sinistrée. Il faut un traitement urgent à ces problèmes pour une rupture avec le passé», conclut-il à l’adresse des participants en appelant ceux-ci à contribuer à la solution de ces défaillances. Le tout en optant pour la bonne personne pour les gérer.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *