Les dates des premières élections fixées

Les dates des premières élections fixées

Les fonctionnaires et les salariés élisent leurs représentants en juin prochain

Les élections professionnelles ouvrent le bal dans cette année électorale par excellence. Alors que le Maroc doit renouveler toutes les instances représentatives avant la fin de l’été prochain, les fonctionnaires et autres travailleurs seront appelés aux urnes les premiers pour élire leurs représentants. Dans le détail, le Bulletin officiel dans son numéro 6978 du jeudi 15 avril 2021 contient trois décisions ministérielles fixant les dates d’élection des représentants des salariés dans certains secteurs professionnels.

Ces décisions ministérielles détaillent les modalités d’organisation des élections pour le renouvellement général des représentants des salariés remplaçant ceux dont le mandat expirera début juin prochain. Il s’agit notamment de la décision du ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration prise le 6 avril et qui fixe la date du 16 juin 2021 pour l’élection des représentants des fonctionnaires dans les commissions paritaires prévues dans le statut général de la fonction publique et le règlement des employés des collectivités territoriales ainsi que ceux des entreprises et établissements publics.

La deuxième décision publiée au Bulletin officiel est signée par le ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement. Selon cette dernière, la date du 16 juin 2021 a été fixée pour l’élection des représentants des salariés dans le secteur minier. Une troisième décision ministérielle a été également publiée. Signée par le ministre du travail et de l’Insertion professionnelle, ladite décision fixe la période allant du 10 au 20 juin 2021 pour l’élection des représentants des salariés. A noter que les dirigeants des centrales syndicales ont tenu une première réunion avec le ministre de l’intérieur. Une deuxième réunion est annoncée par des sources syndicales pour poursuivre le débat sur les modalités d’organisation du scrutin. L’enjeu est de taille. En effet, les syndicats sont représentés à la Chambre haute du pays.

Selon l’article 63 de la Constitution, «la Chambre des conseillers comprend au minimum 90 membres et au maximum 120, élus au suffrage universel indirect pour six ans (…). Deux cinquièmes des membres élus dans chaque région par des collèges électoraux composés d’élus des Chambres professionnelles et des organisations professionnelles des employeurs les plus représentatives, et de membres élus à l’échelon national par un collège électoral composé des représentants des salariés (…)». Ce scrutin représente un véritable test pour les syndicats mais également les partis politiques en attendant les prochaines échéances électorales.

Et pour cause. Certaines centrales syndicales disposent de connexions assez étroites avec certains partis politiques. Ces derniers n’hésitent pas d’ailleurs à former des groupes parlementaires conjoints à la deuxième Chambre au début de chaque législature. L’organisation des élections professionnelles sera, en outre, un test pour le gouvernement qui doit, chose tout à fait rare, organiser tous les scrutins prévus en l’espace de quelques mois.

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