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Opération immunisation de la souveraineté nationale

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Les chiffres sont têtus. Et les chiffres du bilan gouvernemental démontrent les résultats de l’action gouvernementale. Le bilan de l’action gouvernementale est le fruit d’un effort collectif, d’un travail sans relâche et d’un réel engagement envers la patrie et les citoyens, a affirmé, mardi à la Chambre des représentants, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Le gouvernement a œuvré pour «immuniser la souveraineté nationale dans des secteurs vitaux et ouvrir de nouveaux horizons pour l’investissement et la création d’opportunités d’emploi», a indiqué M. Akhannouch dans sa réponse aux interventions des groupes parlementaires, lors d’une séance plénière consacrée à la discussion du bilan de l’action gouvernementale. Le contexte dans lequel le gouvernement a pris la responsabilité de la gestion des affaires publiques a été difficile et compliqué, en raison de plusieurs facteurs ayant tiré vers le haut les taux d’inflation à l’échelle internationale, comme les répercussions du Covid-19, l’explosion soudaine de la demande pour les matières premières après la pandémie et les perturbations sur les marchés de l’énergie liées à la guerre russo-ukrainienne, sans oublier la sécheresse sévère qu’a connue le Royaume durant des années, a-t-il rappelé. Malgré ces circonstances difficiles, le gouvernement s’est attelé à la tâche dans une logique de responsabilité, présentant un programme clair et ambitieux qui a permis de faire face à la conjoncture à travers des mesures d’exception permettant de protéger l’économie et le pouvoir d’achat des citoyens, et assurer une mise en œuvre adéquate et continue du programme gouvernemental et des chantiers royaux stratégiques, a ajouté M. Akhannouch.

Investissement public
Le bilan de l’action gouvernementale confirme, une fois de plus, que le Maroc est devenu un acteur économique de taille, grâce aux réformes menées dans l’économie nationale et à l’importance accordée à l’investissement, public et privé, a-t-il souligné. A cet égard, il a fait observer que le volume de l’investissement public a atteint près de 380 milliards de dirhams, en hausse de 61% par rapport au précédent mandat gouvernemental, ce qui a contribué, selon lui, à la création d’une dynamique positive dans plusieurs secteurs stratégiques. Et d’ajouter que malgré les années de sécheresse, le gouvernement a réussi à réaliser une avancée importante dans les secteurs non agricoles, dont la valeur ajoutée a augmenté de 4,8% en 2025. Ces secteurs ont contribué à la création de plus de 684.000 emplois entre 2022 et 2025, auxquels devraient s’ajouter 233.000 opportunités de travail supplémentaires hors secteur agricole en 2026, si la dynamique actuelle se poursuit, a précisé M. Akhannouch.

Finances publiques
D’autre part, il a affirmé que les finances publiques du Royaume sont devenues plus solides et plus à même d’assurer le financement des grands chantiers et de répondre aux besoins sociaux, assurant en outre que les équilibres macroéconomiques se sont également améliorés. Dans ce sens, le Chef du gouvernement a relevé que le déficit budgétaire, qui a atteint près de 7% en 2020, a été ramené à 3,5% en 2025 et devrait encore ralentir à 3% en 2026, ajoutant que le taux d’endettement a également connu une baisse, passant de 72,2% du PIB en 2020 à 67,2% en 2025, un taux qui devrait encore reculer à 65,9% en 2026.

Couverture médicale
Sur le plan social, M. Akhannouch a mis en exergue les grandes avancées réalisées dans le chantier de généralisation de la couverture médicale, notant que le mécanisme AMO-Tadamon couvre actuellement près de 4 millions de familles, soit quelque 11 millions de Marocains qui bénéficient des mêmes droits aux services de santé que les fonctionnaires et salariés, avec un total de près de 22 milliards de dirhams déployés sous forme de remboursements des frais médicaux et de services de santé à fin 2025. De même, plus de 4 millions de travailleurs non-salariés et ayants droit bénéficient enfin du régime «AMO» après des années d’attente, ce qui a permis d’élargir ce mécanisme qui couvre désormais 35 catégories professionnelles, contre seulement 7 catégories par le passé, a-t-il poursuivi.

Eau
D’autre part, il a affirmé que le gouvernement, conscient de l’importance de renforcer la souveraineté nationale dans plusieurs secteurs vitaux, notamment l’eau, a fourni un «effort considérable pour mettre en œuvre les Hautes orientations royales relatives au Programme national d’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation». Dans ce cadre, M. Akhannouch a rappelé le projet d’interconnexion des bassins hydrauliques du Sebou et du Bouregreg qui, malgré le fait qu’il s’agit d’un grand challenge, a été réalisé dans un délai record et pour un coût raisonnable. Il a aussi souligné les projets de dessalement de l’eau de mer, dont la capacité de production est passée de 46 millions à 415 millions de mètres cubes entre 2021 et 2026.

Engagements et bilan
Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a également affirmé à la Chambre des représentants que le bilan gouvernemental «ne peut être réduit à dix engagements», soulignant que le programme gouvernemental comprend des engagements et des réalisations bien au-delà de ce nombre, appuyés par des chiffres et des données qui reflètent une réalité tangible. En réponse aux interventions des groupes et du groupement parlementaires lors d’une séance plénière consacrée à la discussion du bilan de l’action gouvernementale, M. Akhannouch a précisé que le bilan social reflète une transformation concrète marquée par l’élargissement de la protection sociale et le renforcement du soutien dédié aux familles.

Aide sociale directe
Il a rappelé à cet égard qu’en 2021 le régime d’assurance des travailleurs non-salariés ne bénéficiait qu’à environ 8.000 personnes, avant que ce chiffre ne progresse à 1,7 million de bénéficiaires en 2025. Au début de l’actuelle législature, a-t-il ajouté, il n’existait aucune aide sociale directe en faveur des familles pauvres et précaires, avant que ce chantier ne soit mis en place, permettant ainsi de soutenir environ 4 millions de familles à l’horizon 2025, avec un budget dépassant 26 milliards de dirhams. Il a également fait savoir que plus de 96.000 familles ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, pour un coût global de 7,8 milliards de dirhams, alors que le nombre de bénéficiaires continue d’augmenter.

Huit CHU
Santé. S’agissant du secteur de la santé, le Chef du gouvernement a indiqué que huit nouveaux centres hospitaliers universitaires (CHU) ont été lancés durant cette législature, dont trois sont déjà opérationnels et cinq en cours de construction, notant que le budget du secteur a été porté à plus de 42 milliards de dirhams en 2026. De même, il a évoqué l’élargissement de l’offre de formation médicale, avec une augmentation du nombre de facultés de médecine, passé de 7 en 2021 à 11 actuellement, ainsi qu’une hausse du nombre de places pédagogiques de 2.700 à plus de 6.400 en 2025. En outre, les postes budgétaires dans le secteur ont été portés de 5.500 en 2021 à plus de 6.500 en 2024, soit une hausse d’environ 18 %, a-t-il ajouté. Concernant les infrastructures, M. Akhannouch a souligné que cette législature s’est distinguée par des réalisations structurantes, avec une augmentation de l’investissement public d’environ 110 milliards de dirhams en cinq ans, soit plus de 48 %. Il a également mis en avant un bond qualitatif dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, dont les capacités de production sont passées de 46 millions de mètres cubes en 2021 à 415 millions de mètres cubes, soit une progression d’environ 800%.

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