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PAM : Un conseil national à haut risque

© D.R

Le parlement du parti devra statuer sur la démission du secrétaire général

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Les Pamistes retiennent leur souffle à quelques jours de la prochaine session du conseil national. Et pour cause. Le «parlement» du Parti authenticité et modernité (PAM) doit statuer sur la démission du secrétaire général, Ilyas Omari. Pour rappel, ce dernier avait annoncé début août dernier à l’occasion d’une réunion du bureau politique sa décision de quitter ses fonctions à la tête du PAM. Au cours de la même réunion, les membres du bureau avaient refusé cette démission tout en la soumettant au conseil national. Prévu le 22 octobre, ce conseil devra trancher. Seulement voilà, les membres du parti et avec eux l’opinion publique assistent depuis plusieurs jours à une véritable guerre de positions entre des figures du PAM par médias interposés. Les journaux et portails d’information font ainsi les choux gras des déclarations et contre-déclarations. Deux principaux clans s’affrontent. D’un côté, les pro-Omari qui poussent vers l’annulation de la démission de l’actuel président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTAH) par le conseil national et de l’autre, plusieurs cadres qui voient au contraire cette démission comme une occasion pour renouveler la direction.

Au cours de cette guerre de positions, des accusations contre des responsables pamistes, parfois très graves, sont lancées. Pour sa part, Ilyas Omari, le secrétaire général démissionnaire, observe le silence. Même s’il continue de gérer les affaires de la région TTAH dont il assure la présidence depuis 2015, il ne communique pratiquement plus concernant le PAM dont la gestion avait été confiée à un secrétaire général intérimaire en la personne de Lahbib Belkouch. En attendant le 22 octobre, les préparatifs du conseil national suscitent déjà la polémique au sein du PAM. Un communiqué portant la signature de la présidente du conseil, l’ancienne maire de Marrakech, Fatim Zahra Mansouri, a établi l’ordre du jour de la prochaine session.  Dans le document, les tout derniers mots attirent plus l’attention car les auteurs ont réservé le dernier point inscrit à l’ordre du jour à l’annonce de la démission du secrétaire général. Depuis la publication du communiqué en question, les lectures et analyses divergent concernant ce point précis. Cela dit, deux lectures émergent du lot.

La première pense que le choix du mot «annonce» voudrait dire que la démission ne sera pas validée au cours de la session ordinaire du conseil national, ce qui maintiendra la situation au statu quo au sein du PAM. La deuxième lecture est totalement différente puisqu’elle trouve que le choix du mot en question placera le camp des pro-Omari devant le fait accompli puisqu’elle évite de passer à un vote, ce qui équivaut à une validation automatique de la démission par le conseil national. Quoi qu’il en soit, il semble que des jours difficiles attendent le parti qui fait office de première force d’opposition parlementaire avec ses 103 députés à la Chambre des représentants. Reste à savoir si Ilays Omari gardera le silence encore plus… Affaire à suivre.

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