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Sahara marocain : Le Conseil de sécurité met à nu l’Algérie

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La résolution 2440 consacre, dans une première historique, le voisin de l’Est en tant que partie principale dans le processus

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Le texte appelle à faire montre de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue dans le but de faire avancer les négociations, assurant ainsi la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007 et le succès des négociations.

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L’Algérie est mise à nu devant la communauté internationale. Alors que le voisin de l’Est a toujours rejeté toute responsabilité dans le dossier du Sahara, la résolution du Conseil de sécurité 2440, adoptée mercredi à une grande majorité des membres de cette instance exécutive, consacre, dans une première historique, l’Algérie en tant que partie principale au processus visant à trouver «une solution politique, réaliste, pratique et durable» à la question du Sahara. Ce n’est pas tout. La résolution a été on ne peut plus claire, en réaffirmant, une fois de plus, la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain.

De même, le Conseil de sécurité des Nations Unies a le mandat de la Minurso de six mois jusqu’au 30 avril 2019.

C’est ce qui ressort du texte de la résolution 2440, présentée par la plume américaine et votée à une large majorité. Dans les détails, l’instance exécutive de l’ONU n’y est pas allée par quatre chemins pour consacrer une fois de plus la prééminence de l’initiative d’autonomie présentée par le Royaume le 11 avril 2007, en se félicitant des efforts «sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant dans le processus visant un règlement» du conflit du Sahara. Bien évidemment, l’une des nouveautés phares de la résolution du Conseil concerne le rôle de l’Algérie. Ainsi, celle-ci est considérée en tant que partie principale au processus visant à trouver «une solution politique, réaliste, pratique et durable» à la question du Sahara.

À cet égard, la résolution insiste sur l’importance d’un engagement renouvelé «en vue de faire avancer le processus politique en préparation d’un cinquième round de négociations», et rappelle son «soutien à la recommandation contenue dans le rapport du 14 avril 2008 qui souligne que le réalisme et l’esprit de compromis (…) sont essentiels pour réaliser des progrès dans les négociations». Le texte appelle, dans ce cadre, à faire montre de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue dans le but de faire avancer les négociations, assurant ainsi la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007 et le succès des négociations. Le Conseil de sécurité reconnaît, à cet égard, que «la concrétisation d’une solution politique à ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb Arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité, induisant à son tour la création d’emplois, de croissance et d’opportunités pour l’ensemble des peuples de la région du Sahel». Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU a salué la décision de l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Horst Köhler, de tenir une table ronde initiale, les 5 et 6 décembre à Genève, sur la relance du processus politique relatif à la question du Sahara, sans conditions préalables et de bonne foi, «dans le but de procéder à une évaluation des derniers développements, examiner des questions d’ordre régional, et discuter des prochaines étapes du processus politique relatif à la question du Sahara».

Dans ce contexte, le Conseil insiste sur l’importance d’un «engagement renouvelé» en vue de faire avancer le processus politique en préparation d’un cinquième round de négociations. De plus, le Conseil de sécurité de l’ONU a sommé le Polisario de respecter «pleinement» ses engagements pris auprès de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler, eu égard à la nécessité impérieuse de n’engager aucune activité quelle qu’elle soit «à Bir Lahlou, Tifariti et dans la zone tampon à Guergarat». Dans sa résolution 2440, le Conseil de sécurité a, dans un langage qui ne souffre aucune équivoque, enjoint au Polisario de ne pas transférer certaines de ses soi-disant «fonctions administratives» dans cette zone, et à «remplir pleinement ses obligations eu égard à la zone tampon à Guergarat conformément à la résolution 2414».

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