Victimes de Gdim Izik: Le deux poids, deux mesures de l’ONU

Victimes de Gdim Izik: Le deux poids, deux mesures de l’ONU

Le Comité de coordination des familles et amis des victimes des événements de Gdim Izik a adressé une lettre ouverte à Navi Pillay, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, qui effectue une visite de travail au Maroc du 26 au 30 mai 2014.

Ces familles ont profité de la présence sur le sol marocain de la responsable onusienne pour marquer le coup et faire entendre leur voix. Il est clair que la visite de Navi Pillay a pour objectif, à travers les entretiens avec plusieurs responsables marocains, d’évaluer le bilan réalisé par le Maroc en termes de respect des droits de l’Homme.

Mais le hic est que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, comme l’ont souligné les familles des victimes de Gdim Izik, réserve un traitement pour le moins «injuste» au dossier des victimes de ces événements tragiques survenus à Laâyoune en novembre 2010.

Pour la Coordination des familles et amis des victimes des événements de Gdim Izik, les instances internationales des droits de l’Homme agissent avec partialité et marginalisent complètement les cas de ces familles. Pour rappel, il s’agit du dossier des onze victimes de Gdim Izik, tous membres de la police et de la protection civile, qui ont été tuées lors du démantèlement du camp. On s’en souvient, ce démantèlement s’était fait sans armes conformément à la décision du procureur général en date du 7 novembre 2010.

La suite tragique est connue. Plusieurs victimes et un procès dont le verdict a été rendu le 16 février 2013, condamnant les vingt-cinq accusés  à plusieurs peines de prison. Pourtant, les instances internationales des droits de l’Homme font l’impasse sur ces victimes et focalisent sur le cas des Sahraouis et leurs plaintes répétitives à travers plusieurs relais internationaux qui plaident leurs causes. Dans ce cas de figure, le détournement du sens même de ce dossier, strictement pénal, puisqu’il s’agit d’assassinats, perpétrés par des individus jugés en toute transparence, en affaire politique, choque les familles des victimes.

L’autre point important, souligné dans cette lettre ouverte à Navi Pillay, est la vision tronquée du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU. Pour les familles des onze victimes de Gdim Izik, les «actions et communications (du HCNUDH ndlr) vont unilatéralement dans le sens de la défense des accusés, au mépris du droit à la vie de nos victimes, et ce malgré  notre correspondance adressée à vous en personne en date du 15 mars 2013», comme le souligne le Comité de coordination des familles et amis des victimes des événements de Gdim Izik.

Pour de nombreux observateurs, il s’agit là d’une politique de deux poids, deux mesures où les pressions jouent leur rôle pour mettre en lumière certains cas et oblitérer la vision claire par rapport à de véritables victimes qui ont perdu la vie, dans des actes criminels qui ne souffrent d’aucune ombre.

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