Vote électronique : Les conseillers absents sanctionnés ?

Vote électronique : Les conseillers absents sanctionnés ?

Une cinquantaine de conseillers parlementaires au total risquent ainsi de voir leur nom lu publiquement et en direct à la télévision et la radio publiques, ce mardi.

La séance hebdomadaire à la Chambre des conseillers ce mardi promet d’être particulière. Et pour cause. Des sanctions pourraient tomber contre les absents lors de l’opération de vote électronique la semaine dernière. Si la Chambre haute du Royaume est devenue la première au Maroc et la deuxième institution législative en Afrique et au Moyen-Orient à pratiquer le vote électronique, le taux de participation lors de cette opération inédite a quelque peu faussé la joie des responsables. Ainsi, près de la moitié des membres de la Chambre des conseillers n’auraient pas pris part au vote. Une cinquantaine de conseillers parlementaires au total risquent ainsi de voir leur nom lu publiquement et en direct à la télévision et la radio publiques, ce mardi au début de la séance hebdomadaire des questions orales en raison de leur absence.

Des sanctions pécuniaires seraient même envisageables. Pratiquement tous les groupes parlementaires à la deuxième Chambre sont concernés. Cela dit, différentes versions sont avancées pour expliquer ce taux d’absence lors de la première opération de vote électronique au Parlement marocain. Des problèmes techniques auraient été rencontrés lors de cette première opération et qui ont fait que tous les conseillers parlementaires n’ont pas pu voter à temps. Le sujet fut d’ailleurs au centre des deux dernières réunions du bureau de la Chambre. Ses membres ont ainsi appelé lors d’une première réunion mercredi à «la nécessité d’élargir la possibilité du vote électronique aux commissions permanentes à la deuxième Chambre tout en veillant à surmonter toutes les difficultés techniques et procédurales potentielles pouvant être rencontrées par ce dispositif».

Le bureau est revenu une deuxième fois sur le sujet, lors de sa réunion 48 heures après, c’est-à-dire vendredi dernier. «Pour généraliser le vote électronique et le rendre accessible dans les meilleures conditions dans le futur, le président de la Chambre et les membres du bureau de celle-ci ont insisté pour prendre toutes les mesures techniques et administratives nécessaires afin de mettre à niveau le système audiovisuel et informatique au niveau de la salle des plénières et les salles de réunions des commissions, en perspective de mettre au point une application avancée permettant de dépasser toutes les difficultés en rapport avec ce sujet dans le futur». Cela voudrait-il dire que certains conseillers parlementaires n’ont pas pu voter en raison de difficultés techniques rencontrées ? La tâche de connaître qui était réellement absent de l’opération de vote et ceux qui n’ont pas pu voter pour difficulté technique paraît déjà délicate.

Pour leur part, les responsables pensent déjà à la prochaine opération de vote électronique qui pourrait être complètement différente si d’ici là bien évidemment l’état d’urgence sanitaire et le confinement sont de nouveau prolongés pour une longue période.

Benchaâboun chez les conseillers

La séance hebdomadaire des questions orales de ce mardi 19 mai sera consacrée au ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion à distance vendredi dernier présidée par Hakim Benchamach, président de la deuxième Chambre avec les membres du bureau de cette institution.

Ces derniers ont ainsi approuvé l’ordre du jour de ce mardi. Par ailleurs, le bureau de la Chambre a décidé de tenir une séance plénière pour débattre de cette déclaration du chef de gouvernement concernant les scénarios de sortie de l’état d’urgence sanitaire, en application de l’article 273 du règlement intérieur de la Chambre. La date de cette séance sera annoncée après concertations avec le chef de gouvernement à ce sujet. Il faut préciser dans ce sens qu’une séance commune avec la Chambre des représentants, dédiée à l’écoute du chef de gouvernement sur la thématique de «la gestion du confinement sanitaire pour l’après-20 mai», conformément aux dispositions de l’article 68 de la Constitution a eu lieu hier lundi.

Optimisation

Dix millions de dirhams. C’est le montant que compte économiser la deuxième Chambre parlementaire durant l’exercice budgétaire en cours. En effet et dans le cadre des mesures urgentes destinées à assurer une gestion optimale des engagements financiers, le bureau de la Chambre des conseillers a décidé de mettre en œuvre un plan de rationalisation des dépenses.

Ce dernier devrait permettre à la Chambre haute du pays d’économiser 10 MDH au titre de l’exercice budgétaire en cours principalement dans le chapitre des dépenses d’investissement et de gestion programmée par la Chambre. Il faut préciser que cette décision a fait l’objet d’une annonce à l’issue d’une réunion à distance tenue par le bureau et présidée par Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, afin d’examiner un ensemble de questions liées au contrôle de l’action gouvernementale et de la gestion administrative et financière de cette institution.

 

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