ALM : Vous venez d’opérationnaliser votre premier pacte de partenariat et de contribuer à l’émergence d’un tissu économique compétitif. Mais, il semble qu’il y a des réticences au niveau de l’ouverture du capital investissement des entreprises locales. Qu’en est-il au juste ?
Abdelkrim Mehdi : Il y a des causes d’ordre professionnel, d’autres se rapportent à la structure familiale des sociétés. Certes, il y a des apesanteurs qui ralentissent l’ouverture du capital local à des partenariats basés sur la transparence financière mais nous œuvrons pour instaurer une nouvelle culture d’investissement. C’est le même cas pour les fonds lancés dans les autres villes du Royaume et qui ont demandé en moyenne 18 mois pour boucler leurs premières opérations. Au niveau de l’Oriental, on l’a réalisé en moins de temps. Je cite comme exemple le dossier qu’on vient de concrétiser avec une société multimédia et en e-commerce. Un travail ayant nécessité huit mois de négociations.
Dans votre quête de partenaires, vous avez renversé la donne en allant à l’encontre d’associés potentiels au lieu de les attendre. Est-ce par manque de demandes ?
Il faut cibler des sociétés à fort potentiel de croissance pour assurer l’émergence d’une nouvelle culture partenariale. C’est une condition sine qua non quand on opère par cycle de production pour sensibiliser à la logique du capital investissement à risque. C’est à nous de cibler les sociétés, faire le tour des opportunités et proposer des alternatives de réussite.
En somme, c’est un acte pour consolider des réseaux d’expériences indispensables à la création d’entreprises en phase de développement mais rentables?
La prospection est un acte de production. Cela nous oblige à effectuer une étude approfondie des dossiers et de consolider le capital confiance pour générer une rentabilité élevée. C’est un accompagnement dans le cadre d’un conseil pour stimuler les entreprises innovantes qui croient en leur fort potentiel de développement et en leur région.
Peut-on avancer après une année de prospection que vous êtes en phase de réalisation de projets palpables ?
Le FIRO est une réponse aux besoins de financement en fonds propres au niveau des provinces de l’Oriental. Sur l’ensemble de ces villes, nous avons des projets concrets mais tant qu’il n’y a pas de signature il y a un côté confidentiel à respecter. Nous sommes sur des projets agro-industriels à Berkane, d’autres projets à Nador, Ain Bani Mathar sur les nouvelles technologies et à Figuig sur le tourisme. Un autre projet d’ordre infrastructurel sur Nador est en phase avancée de discussion.








