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Agadir : La FNT et la FNIH tiennent leurs conseils

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Le timing de la tenue des deux conseils de la Fédération nationale du tourisme (FNT) et de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) a été fixé d’un commun accord entre les deux entités afin d’assurer un meilleur travail en synergie.
L’objectif demeure le même: renforcer le positionnement de la destination Maroc. Trois axes ont été à l’ordre du jour du conseil de la FNT.
L’un des points de grande importance évoqué, dans ce cadre, s’est articulé autour de la contribution des entreprises touristiques dans l’économie marocaine. Les chiffres annoncés émanent d’une étude réalisée autour de trois axes complémentaires.
Le premier axe a, en fait, porté sur l’analyse de la base de données des entreprises touristiques. L’objectif étant d’évaluer la contribution fiscale du secteur. Le deuxième axe de cette étude a concerné le Benchmarking international afin de dégager le positionnement du Maroc en matière de la fiscalité touristique. Tandis que le recueil de quelques données économiques du secteur a permis d’évaluer les contributions économiques du secteur.
Notons que 2820 entreprises touristiques ont  fait l’objet de cette étude dont près de 400 agences de voyage, 1415 hôtels et 1005 restaurants.
La répartition des entreprises touristiques, selon leurs résultats au cours de 2007, a ainsi montré que 55% sont déficitaires, seulement 38 % sont bénéficiaires alors que 7% ont réalisé un résultat nul. La charge fiscale pour les entreprises touristiques en 2007, quant à elle, se répartit comme suit : 36% de l’IS, 32 % de TVA, 21% de l’IR, alors que 11% est accordée aux impôts et taxes.
La même étude relève que la contribution fiscale des entreprises touristiques est de l’ordre de 2,1% des recettes.  Par contre, la quotité des dépenses fiscales du même secteur s’établit à 2%. Quant au deuxième axe de cette étude, relatif au Benchmarking international, les résultats dévoilent que, selon la classification de l’Organisation mondiale du tourisme, le Maroc occupe la troisième position en matière d’attractivité de la politique réglementaire et fiscale après le Portugal et la Tunisie. Les résultats ont, ainsi, démontré que les opérateurs du tourisme au Maroc endossent une charge fiscale lourde et pénalisante estimée à 12,8%.
Une charge qui constitue 2% des recettes fiscales globales. Notons également que le secteur ne bénéficie que de trois dérogations, représentant une dépense fiscale de 2% des dépenses globales.
Toujours selon la même étude, ces opérateurs, qui emploient près de 58.000 salariés et génèrent 20% des recettes globales en devises, ne bénéficient que de 2,5% des concours bancaires. Il ressort de cette étude et des chiffres avancés que le secteur appelle à une fiscalité plus souple et plus favorable au développement de l’investissement touristique.

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