Asilah : Le patrimoine populaire au service du tourisme

Asilah : Le patrimoine populaire au service du tourisme

Le patrimoine populaire est appelé à jouer pleinement son rôle en matière de développement du tourisme. C’est ce qu’ont affirmé les participants à une conférence organisée, vendredi 14 juin, dans le cadre de la première édition du Festival international des arts populaires des jeunes.

Les participants à cette conférence ont souligné l’importance du rôle du patrimoine dans la croissance socioculturelle, et ce en faveur du tourisme. «Ce qui lui confère une valeur ajoutée reconnue que le tourisme essaye d’intégrer dans un système d’exploitation en tant qu’objet de visite, d’attractivité et d’animation», explique Abderrazak Ben Ataya, professeur de tourisme et patrimoine à l’Institut supérieur international de tourisme de Tanger (ISITT), faisant remarquer que «les chants, les danses, la halqua, la fantasia, les moussems,… sont liés à des habitudes et coutumes  locales et qui sont autant d’exemples de valorisations développées par les acteurs touristiques».

Les participants à cette rencontre conviennent, de ce fait, que le patrimoine est en train de passer d’un statut de production culturel-identitaire à un statut de «production touristicable». «La préservation par la reproduction et la requalification deviennent alors un souci majeur pour la population productrice. Il est question d’adapter le patrimoine à l’évolution de l’activité touristique», affirme M. Ben Ataya. 

Certes, les détenteurs du patrimoine sont conscients du rôle à jouer pour la transmission et la patrimonialisation de la mémoire collective. «La mise en valeur touristique du patrimoine aide à la prise de conscience de la valeur du patrimoine et de l’intérêt qu’il suscite. La communauté culturelle doit, cependant, être le véritable acteur de la dynamique de «patrimonialisation» pour faire émerger une satisfaction identitaire qui se fera ressentir auprès des touristes lors de leur visite de la population d’accueil», explique M. Ben Ataya.

L’intervenant poursuit que cette prise de conscience améliorera la perception que les habitants ont de leur patrimoine et contribuera ainsi à renforcer leur attachement envers les «éléments» qu’ils auront tendance à vouloir protéger afin de les léguer aux générations futures. «A cet effet, les habitants d’un territoire patrimonialisé», ne doivent pas être passifs au regard touristique, mais des sujets actifs qui construisent des représentations de leurs cultures à l’intention des touristes, et bien fondées à la fois sur les systèmes de références patrimoniaux et sur leur interprétation du désir des touristes», conclut M. Ben Ataya.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *