En partenariat avec la wilaya, la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Oujda, le Centre régional d’investissement, l’OFPPT et l’Université Mohammed 1er, l’ANAPEC, la Fondation Konrad Adenauer ont organisé, samedi 19 mai à Dar Ettaliba, le premier forum emploi sous le thème : «Quels profils d’emploi pour accompagner une région émergente ?".
Plusieurs intervenants ont essayé de dresser un tableau exhaustif des opportunités d’emploi qu’offre l’Oriental. Ils ont aussi mis l’accent sur les efforts entrepris par les pouvoirs publics et le secteur privé pour permettre aux jeunes d’intégrer le monde du travail.
Concernant le volet émergence de la région, c’est Mohamed Ibrahimi, wali de la région, qui a présenté les grands axes structurants de développement. Il a annoncé que la région de l’Oriental bénéficie de l’ensemble des avantages octroyés par les pouvoirs publics ainsi que de la mise en place d’un fonds régional pour l’investissement initié après le discours royal du 18 mars 2003. Ce fonds de 300 millions de dirhams est opérationnel et l’étude des dossiers reçus démarrera dans les quelques semaines à venir.
La région est en train de mettre les bouchées double pour sortir de son enclavement : l’autoroute Fès-Oujda sera opérationnelle dans deux ans. Un nouvel aéroport international démarrera prochainement avec des fréquences de 1 300 000 voyageurs par an. Actuellement on est à 250.000 voyageurs avec l’actuel aéroport. La rocade qui reliera Oujda à Tanger en moins de 5 heures et demie est presque achevée.
Le nouvel aéroport de Bouarfa ainsi que le nouveau réseau routier sur les hauts plateaux qui est en phase finale désenclaveront la partie sud de l’Oriental. Le rail qui desservira le port de Nador boostera l’activité économique et portuaire. Ce sont les conditions sine qua non pour une interconnexion indispensable à la promotion de la compétitivité. «Dans quelques années, l’Oriental sera l’une des régions les plus dynamiques et les plus riches car, grâce aux directives royales, on aura réalisé une approche tridimensionnelle de développement. D’abord enlever les handicaps qui faisaient de cette région une région non compétitive.
Ensuite, on réalisera des coûts de facteurs relativement compétitifs par rapport à d’autres régions. Enfin, on va pouvoir mettre en orbite les potentialités de cette région par de nouveaux secteurs économiques qui sont en train de se créer. Tous ces projets structurants font de la région orientale une région émergente par excellence», a-t-il précisé.
De son côté, Anouar Reghiou, au nom de l’AGEF, a précisé que pour dynamiser le marché de l’emploi, il faut adapter la formation aux exigences du marché de l’emploi et impliquer les entreprises pour stimuler l’offre. Les cinquante mille postes d’emplois qui seront créés au cours de ces deux années ont besoin de profils spécifiques.
Quant à Abdelouahed Daki, jeune demandeur d’emploi, il a formulé le souhait de suivre des formations qualifiantes qui aideront les jeunes à réussir le challenge de l’emploi. «Les formations dispensées dans les facultés ou les écoles n’étaient pas en adéquation avec les offres du marché. C’est pour cela qu’on attend qu’il y’ait plusieurs offres d’emploi et des propositions adéquates avec des cycles de formation préliminaires pour qu’on puisse s’adapter aux exigences du marché», a-t-il déclaré.








