L’Observatoire du tourisme a organisé, vendredi dernier, un séminaire sur l’impact de l’Internet sur la commercialisation des produits et services touristiques. Intitulée «La vente des produits touristiques : en quoi l’Internet change-t-il la donne ?», cette rencontre a été marquée par la présence d’acteurs touristiques publics et privés. «L’objectif de ce séminaire est de sensibiliser aussi bien les acteurs publics que ceux privés sur l’importance de l’Internet en tant que moyen d’information, de promotion, de vente et de formation», selon les organisateurs. Intervenant à l’ouverture de cette manifestation, le président de l’Observatoire du tourisme, Kamal Bensouda, a indiqué que les chaînes hôtelières dans la plupart des destinations touristiques- qui ont enregistré, au mois de novembre dernier, des résultats excellents- ont affiché, en décembre, des résultats mitigés. Ainsi, le premier trimestre 2009 «s’annonce mauvais avec un recul de15 et 25 % des réservations dans les marchés émetteurs. Et dans un environnement aussi dur et au moment où la Tunisie, la Turquie et l’Egypte se mobilisent et baissent leurs prix pour capter une part importante des marchés, il nous semble opportun au Maroc de ne pas tomber dans le même piège de la baisse des tarifs. Il faut trouver d’autres solutions permettant aux destinations marocaines de faire face à cette année 2009 qui sera difficile», a précisé M. Bensouda.
Par ailleurs, les intervenants ont montré l’impact des nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC) sur la demande touristique. Grâce à l’ubiquité de l’information, «le consommateur peut avoir accès à la même information que l’agent de voyage», a souligné Wisam Kahi, expert en tourisme dans le cabinet Booz & Co. En outre, les NTIC favorisent davantage «la désintermédiation». De plus, on assiste à une forte croissance des achats en ligne. Les gestionnaires de destination sont amenés à faire évoluer le processus du métier en intégrant les technologies de l’information.
Les fournisseurs de services aux chaînes hôtelières (agences de location de voitures…) procèdent à la vente directe (on line). Ils deviennent, eux-mêmes, des intermédiaires ou des tour-opérateurs. Ce qui permet un développement de modèles économiques plus flexibles. A noter que cette manifestation a été marquée par la présentation du CAP 2009, qui est un plan d’anticipation de l’impact de la crise internationale sur le tourisme national. Il comporte six axes : attirer davantage de touristes étrangers, renforcer l’image et le positionnement du Maroc à l’étranger, renforcer et développer le tourisme interne, améliorer l’expérience touristique du client et le fidéliser, entretenir la dynamique d’investissement touristique et enfin renforcer l’accompagnement institutionnel.









