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Larache : Grogne des habitants de la ville

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D’un coût de plus de 430 millions DH, les travaux d’aménagement de Larache provoquent la grogne des Laraïchis. En plus de la défiguration de la ville, ces derniers reprochent aux autorités de ne pas faire participer les acteurs de la société civile et les élus dans l’élaboration du plan d’aménagement. Celui-ci fait partie «d’un ambitieux programme qui s’inscrit dans le cadre d’une convention pour le développement urbain de la région Tanger- Tétouan entre les parties concernées. Et le lancement des travaux d’aménagement au niveau local a montré plusieurs défaillances qui menacent l’architecture de la ville de Larache qui se distingue par son style arabo- mauresque. Et pour l’aboutissement de ce programme, nous avons souhaité notamment l’organisation d’un concours des architectes, le choix des sociétés chargées de l’exécution des travaux en respectant la procédure d’appel d’offres ainsi que la participation des représentants de la société civile, des syndicats et des membres du conseil communal de Larache aux réunions précédant l’élaboration du plan d’aménagement», indique un communiqué du secrétariat des associations de suivi de la qualité du programme de mise à niveau de Larache. 
Pour faire part de leurs préoccupations, les membres du secrétariat ont contacté par courrier plusieurs responsables et services concernés. «Nous avons poursuivi ensuite nos actions par la création du secrétariat qui est constitué de plusieurs associations, des syndicats, des élus et des amoureux de cette ville. Ce qui a donné naissance à la commission de coordination locale pour le contrôle de la qualité des travaux d’aménagement de Larache. Celle- ci a réussi à mettre au point un dossier technique montrant les défaillances que présente ce plan», affirme Saïd Faddouli, ingénieur et membre du secrétariat.
S’étendant sur une période de trois ans, ce plan d’aménagement de Larache a pour objectif la réalisation de seize projets de mise en valeur de l’espace urbain. Le lancement des travaux a concerné, en premier lieu, l’aménagement et la rénovation de la place de l’Indépendance, l’avenue Mohammed V, la rue Tarik Ibn Ziad et l’avenue Hassan II. «Nous avons souhaité que les travaux d’aménagement de la ville n’aient pas lieu en même temps pour éviter la congestion de la circulation que connaît la ville en été. D’ailleurs, le lancement des chantiers dans les principales artères et quartiers a empêché les habitants de vivre l’ambiance festive dont se distingue Larache pendant la période estivale. D’autant plus que la saison d’été est considérée, par la plupart des commerçants laraïchis, comme une période de haute saison», regrette M. Faddouli, faisant remarquer que «la plupart des habitants ont dû donc quitter Larache pour passer leurs vacances d’été dans les autres villes côtières d’Asilah et Tanger. De plus, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont été déçus de voir leur ville se transformer en un grand chantier, ce qui les a obligés de séjourner pendant quelques temps loin de leur ville natale».
Le secrétariat dénonce, à travers ce communiqué, les travaux portant atteinte à quelques sites stratégiques et historiques de la ville comme c’est le cas pour l’ancienne médina, la place de l’Indépendance qui comportait une ancienne et belle fontaine ainsi que l’avenue Mohammed V qui se distinguait par ses espaces verts.

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