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Meknès : La lutte contre le feu bactérien se renforce

La direction provinciale de l’Agriculture (DPA) a annoncé que de nouveaux foyers ont été détectés dans les communes rurales de Dkhissa, Haj Kaddour, Sidi Slimane Moulelkifane et Nzala de Béni Amar. Des cadres et agents des services de la protection végétale de la DPA de Meknès ont mené récemment des prospections et des contrôles d’assainissement dans les provinces d’El Hajeb et de Sefrou.
Des experts européens ont pris part à ces prospections pour renforcer les structures de contrôles de cette maladie. La bactérie responsable Erwinia amylovora est considérée comme parasite de quarantaine en Europe, étant donné le risque considérable que représente cette maladie pour la production fruitière. Cette maladie nécrotique s’attaque à plus de 75 espèces botaniques différentes de la famille des Rosacées dans 43 pays différents et entraîne chaque année des pertes estimées en millions d’euros. Dans certaines situations, cette maladie peut détruire tout un verger en l’espace de quelques semaines. La maladie provoque, en effet, un noircissement des bouquets floraux et des jeunes pousses, (les feuilles des parties atteintes semblent brûlées par le feu) et d’un brunissement puis momification des jeunes fruits. Sous l’écorce des rameaux, branches et charpentière atteints, les tissus sont d’une couleur brun-rougeâtre foncée. Selon Hassan Achbani, chercheur à l’INRA de Meknès, le grand danger de cette bactérie réside, en effet, dans le fait qu’elle est difficile de l’éradiquer contrairement aux maladies fongiques (dues aux champignons). Certaines formulations chimiques (par exemple des produits à base de cuivre), qui sont utilisées pour contrer la maladie, ne permettent en somme que de minimiser ses attaques, précise-t-il. En juin 2006, le Laboratoire de bactériologie végétale et de lutte biologique de l’INRA de Meknès a reçu des échantillons de poirier (feuilles, bouquets floraux, jeunes pousses de la variété Passe Crassane) issus d’un seul verger de la région de Meknès présentant de symptômes douteux.
L’analyse bactériologique réalisée sur ces différents échantillons avait montré, poursuit M. Achbani, qu’il s’agit bien des syndromes du feu bactérien, ajoutant qu’en mai et juin 2007, des échantillons provenant d’autres vergers proches du site attaqué en 2006 et porteurs des mêmes symptômes confirment, après analyse au laboratoire, l’installation du feu bactérien dans la région de Meknès.         

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