Le parc industriel de Selouane, dont la première tranche concernant l’infrastructure de base est achevée, a enregistré un retard au niveau du lancement effectif de l’activité industrielle. Au fait, les travaux de voiries (chaussée, refuges et ronds-points) ainsi que les réseaux d’eau potable, d’électricité et d’assainissement ont été réalisés à plus de 95%. Le projet qui est étalé sur une superficie de 142 ha se veut d’envergure du moment qu’il consiste en la réalisation de zones à traitement différencié, commercial, industriel PME-PMI, de services, ainsi que d’une pépinière d’entreprises et d’un pôle de recherche-développement. Le coût de réalisation de cette zone est de 278 MDH dont 188 MDH en site et 90 MDH hors site avec en perspective 253,78 MDH d’investissements projetés et la création de 1.200 emplois directs. Mais là où le pavillon baisse, c’est que l’état d’avancement de la première phase des 77 projets programmés enregistre un retard par rapport à la progression que connaissent la technopôle d’Oujda et l’agropôle de Berkane qui ont démarré en parallèle avec ce projet. Ce qui explique pourquoi la province de Nador n’a représenté que 13% du taux d’investissement au niveau de l’Oriental en 2011. Et pour pallier ce retard, le CRI de Nador a institué une dizaine de projets pour les quatre premiers mois de 2012 contre 16 en 2011 et 12 en 2010. Constat qui ne reflète pas les réelles opportunités d’investissement d’une province appelée à jouer le rôle de locomotive de développement régional vu l’intérêt qui lui a été accordé au cours de ces dernières années. «Le développement local doit se faire de manière cohérente, équilibrée et intégrée car les potentialités de développement escompté existent. Il fallait tout simplement instaurer la confiance entre les porteurs de projets et l’administration. Et c’est à quoi s’attelle le CRI depuis quelques mois», précise-t-on auprès du même centre. Pour rappel, les principaux indices industriels de Nador se résument en 176 unités industrielles, pour une production avoisinant les 4.529 MDH par an. Le taux d’investissement est de l’ordre de 463 MDH et réalise 53 MDH comme valeur d’exportation tout en assurant 3.800 emplois (peu par rapport à la 2ème place en termes de dépôts sur le plan national). De même, les 61 unités industrielles chimiques réalisent un taux d’investissement avoisinant les 964 MDH alors que le secteur de l’industrie alimentaire totalise 673 MDH comme chiffre d’affaires. Quant aux 46 usines spécialisées en sidérurgie et en mécanique, elles réalisent un chiffre d’affaires de 2.078 MDH et assure le travail à 943 ouvriers.









