En compagnie de Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, le directeur général-adjoint de l’Anapec, Noureddine Benkhalile, s’est rendu, mardi à Berkane et Oujda puis mercredi à Taourirt, pour sensibiliser les différents intervenants et partenaires sur l’importance de la vision de Moukawalati dans sa nouvelle version et, de ce fait, remédier au manque d’affluence constaté.
Une refonte qui vient à point nommé pour relancer un programme d’envergure réservé à l’emploi des jeunes mais qui n’a pas atteint les objectifs escomptés. Seuls 8428 jeunes se sont inscrits à un programme qui ciblait 30.000 porteurs de projets. D’autant plus qu’il n y’a eu que 1800 jeunes qui ont bénéficié de crédit, donc finalisé leurs projets. Faible comme constat par rapport à la forte demande d’emplois enregistrée sur le plan national.
La nouvelle approche Moukawalati ambitionne de rectifier un certain nombre de lacunes en insistant sur une coordination locale renforcée. Elle stipule aussi de rationaliser les synergies entre les différents intervenants pour booster la création de petites entreprises grâce à une offre de services et des procédures concertées. «Nous sommes à Oujda pour mettre en exergue ce qui a été amélioré mais qui n’a jamais fait l’objet d’une communication», a déclaré à ALM M. Benkhalile. Et d’ajouter: «C’est surtout pour permettre un accompagnement à travers l’élargissement du réseau des guichets qui est passé de 100 à 200 en 2008 et qui atteindra les 300 à fin 2009».
De son côté, Mohamed Brahimi, wali de l’Oriental, a sommé les responsables locaux à s’impliquer davantage dans ce programme en apportant l’aide nécessaire. Il a aussi défendu la cause des jeunes porteurs de projets qui ne peuvent aller loin avec un taux d’intérêt de 7%. «Avec de tels taux, on handicape ces jeunes a-t-il martelé». À cet effet, il a été décidé de créer une cellule d’accompagnement avec structure de plaidoirie au niveau du CRI pour défendre les bonnes initiatives. Intervenant pour cadrer les débats, Khalid Naciri s’est félicité de la qualité des débats et la pertinence des remarques et doléances formulées par les jeunes porteurs de projets. «Moukawalati est, certes une approche d’emploi, mais c’est surtout un état d’esprit à une procédure pour permettre aux petites et moyennes entreprises d’être de vrais moteurs de croissance», a-t-il noté.








