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Tanger : Les écaonomistes en conclave

La ville du détroit a abrité, vendredi 9 et samedi 10 mai, les troisièmes journées scientifiques internationales du FEM. Intitulées «Politiques économiques et performance globale de l’économie», ces journées «sont devenues un rendez-vous annuel permettant aux économistes maghrébins et étrangers de partager et échanger des idées et expériences. L’objectif essentiel de ce carrefour est d’engager un débat sur des problématiques pertinentes et actuelles de l’économie», a indiqué le président du FEM, Zakaria Bennani. Et d’ajouter que «les participants discuteront au cours de ces deux journées du rôle de l’Etat, les pouvoirs publics et les différents acteurs économiques et de leur manière de concevoir et de mettre en œuvre des politiques économiques»
Organisées par l’Ecole nationale de commerce et gestion (ENCG) de Tanger et le FEM, cette manifestation scientifique s’inscrit dans la continuité des première et deuxième journées tenues respectivement en 2006 à Marrakech et en 2007 à Fès. Intervenant, à cette occasion, le vice-président du Centre d’études et de recherches Aziz Belal (CERAB), Abdelouaheb El Jai a mis l’accent sur l’importance du thème traité lors de ces troisièmes journées scientifiques. «Ce sujet devient plus intéressant. Pendant longtemps, l’économie en général et non seulement celle du Tiers-monde était gérée dans un cadre protégé des aléas et des perturbations extérieurs », faisant remarquer « qu’aujourd’hui et depuis un certain nombre d’années déjà, nous nous situons dans un contexte de transition notamment de l’Etat interventionniste vers un Etat régulateur et facilitateur. Nous assisterons à une période de transition d’une économie administrée – où toutes les variables et paramètres étaient fixés directement par l’Etat- vers une économie moins administrée livrée aux règles du marché», a-t-il précisé.
Les acteurs économiques, selon M. Jai, n’ont pas été bien préparés à cette phase de transition. C’est le cas du Maroc qui, dont l’économie est très affectée par l’informel, n’arrive à faire face à la concurrence sur le marché international. D’où l’intervention des institutions financières internationales, à savoir la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI).  Notons que ces journées scientifiques ont été marquées, selon les organisateurs, par la présence de plus de 200 participants originaires du Maroc, d’Algérie, de Tunisie de la Mauritanie, du France, du Mali ainsi que du Cameroun. Il s’agissait plus précisément des enseignants chercheurs, les doctorants, des managers et des décideurs publics. La programmation de cette manifestation a comporté des conférences plénières et un nombre important des ateliers portant sur le libre-échange, la libéralisation financière et l’efficacité de la politique économique, les imperfections de marché, le développement territorial et l’attractivité des investissements, l’économie sociale et solidaire et les politiques étatiques, les politiques d’incitation et les performances des entreprises, les politiques de l’Etat, les investissements publics, la stratégie de recherches scientifiques et technologiques, la modélisation mathématique et l’utilisation des outils et des techniques quantitatives pour aider à leur diffusion notamment dans un certain nombre de secteurs.

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