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Tanger-Tétouan : 1.000 ha consacrés à la culture des petits fruits rouges

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Le Plan agricole régional (PAR) encourage le développement de la filière des petits fruits rouges (ou baies rouges) qu’il considère comme un des leviers de l’agriculture dans la région Tanger-Tétouan. A cet effet, des mesures sont prises dans le cadre du PAR en vue de renforcer l’aptitude concurrentielle du secteur et sa capacité à se positionner dans les marchés internationaux et locaux avec de nouveaux produits à très haute valeur ajoutée. «Les lignes d’intervention retenues sont l’extension des superficies des cultures destinées à l’exportation, l’amélioration des conditions de valorisation et de commercialisation des productions, la promotion de la qualité et la généralisation de la notion de certification et enfin l’encouragement à l’installation de nouveaux investisseurs nationaux et étrangers», affirme Dr Mouad Chentouf, chef du Centre régional de la recherche agronomique (CRRA) de Tanger.
Le PAR prévoit, à cet effet, une augmentation de 1.000 ha de la surface cultivée en petits fruits rouges dans la région Tanger-Tétouan englobant plusieurs espèces d’arbustes fruitiers dont le framboisier, le mûrier, le myrtillier, le cassissier et le groseillier. D’ailleurs, la superficie consacrée actuellement au framboisier dans la région a atteint, en 2012, 171 ha, et ce avec une production de 1.400 tonnes. Le myrtillier a enregistré, cette année, quelque 2.300 tonnes de production sur une superficie globale de 287 ha. La quasi-totalité de la production de framboises et de myrtilles dans la région est destinée à l’exportation.
Il est à noter qu’un programme de recherche multidisciplinaire est mené, actuellement, par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Tanger afin d’accompagner le PAR dans le développement de la filière des petits fruits rouges dans la région du nord. Selon les responsables de ce projet, celui-ci qui bénéficie de l’appui du ministère de tutelle à travers le mécanisme compétitif de recherche-développement et vulgarisation permettra de mettre à la disposition du secteur des techniques de production adaptées au secteur. Fruit d’une concertation avec les différents intervenants dans cette filière, «ce programme de recherche porte sur l’installation des essais de comportement et d’adaptation du framboisier, du myrtillier et du mûrier, la maîtrise des techniques de production, l’amélioration génétique, la conservation et la valorisation de ces baies et même, à long terme, le développement de nouvelles variétés compétitives et à haute valeur ajoutée», souligne M. Chentouf.
Soulignons que ce genre de cultures nécessite généralement une importante main-d’œuvre. Ce qui permettra «de contribuer à la résorption du chômage en milieu rural», précise M. Chentouf.

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