L’Association marocaine des transports routiers internationaux (AMTRI)- Maroc a organisé, vendredi 22 mai, un séminaire autour de la loi 16/99 relative au secteur du transport. Intitulées «L’harmonisation de la législation nationale en matière de TIR au Maroc avec les conventions et les traités internationaux», les activités de ce séminaire se sont déroulées sous l’égide du ministère de la Justice et celui de l’Equipement et du Transport.
Les participants à cette manifestation ont souligné l’importance du secteur de TIR comme l’un des secteurs clés dans l’économie marocaine. «Plusieurs obstacles entravent le développement du TIR dont la délimitation des responsabilités pénales entre les différents intervenants de ce secteur ainsi que l’adaptation de la législation marocaine aux conventions internationales en vigueur», a-t-on noté. Intervenant à cette occasion, le représentant du ministère de l’Equipement et du Transport, Abdelkader Belhida, a évoqué les efforts de coopération déployés conjointement par les autorités gouvernementales et les acteurs professionnels dans le domaine de TIR. Il a tenu, ensuite, à présenter les grands projets réalisés visant l’organisation et le développement du TIR des marchandises. «Le Maroc a fourni, ces dernières années, de grands efforts pour la mise en place d’une véritable infrastructure de base dans les transports, et ce en conformité avec les normes internationales», a expliqué M. Belhida. L’intervenant a poursuivi que l’année 2003 avait constitué un tournant décisif pour les transporteurs, et ce par la mise en application de la loi 16/99 relative au secteur du transport. Il a brossé le bilan des cinq années de la mise en application de cette loi visant la libération du transport et sa mise à niveau. M. Belhida a précisé, par ailleurs, que ce secteur souffrait de beaucoup d’obstacles entravant son développement, «la loi ne fait pas encore la distinction entre les transports nationaux et internationaux», tout en prônant la concentration des professionnels pour faire face à ces obstacles.
Notons que le Maroc a enregistré, en 2008, 160 mille opérations d’import- export. Le port de Tanger s’y accapare la part de lion de 80%.
Les participants à cette manifestation ont mis l’accent sur le nombre croissant de saisies de drogue et d’arrestation des candidats à l’immigration clandestine aux postes de passage.
Ils ont, à cet effet, appelé à la délimitation des responsabilités pénales entre les différents intervenants à ce secteur. Les professionnels ont déploré aussi la faible représentation des Marocains (12%) à ce trafic, qui est assuré par 5000 camions TIR. Alors que le parc national ne compte que 600 véhicules.









