47% de jeunes le pensent : Les réseaux sociaux, facteur majeur de réussite

47% de jeunes le pensent : Les réseaux sociaux, facteur majeur de réussite

C’est ce que viennent de révéler les premiers résultats d’une enquête faite sur environ 1.000 jeunes de 15 à 34 ans dans la région du Grand Marrakech (milieux urbain, semi-urbain et rural).

Initiée par l’Office de coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient (OCEMO) en partenariat avec l’Office national du développement humain (ONDH) et l’appui technique de la Direction de la statistique du HCP, cette enquête abordant principalement la formation et l’emploi a été présentée, mardi 11 juin, à Rabat. Et cette étude fait ressortir que quatre groupes de jeunes expriment des attentes différenciées : les jeunes précaires, les jeunes assez satisfaits, les jeunes centrés sur l’univers familial et enfin les jeunes optimistes.

Selon cette enquête basée sur 1.329 questionnaires complets, les jeunes précaires représentant 17% de l’ensemble déclarent avoir une situation financière préoccupante. Insatisfaits de leur vie actuelle, ils cohabitent avec leurs parents et sont plus souvent chômeurs ou en parcours alternant emploi-chômage. Ils se placent souvent en dessous de leurs parents dans l’échelle sociale.

Pour ce groupe mixte, un peu plus masculin, équilibré rural-urbain, les réseaux sociaux sont le facteur majeur de réussite. Même avis pour le deuxième groupe des jeunes assez satisfaits (30% de l’ensemble). «Assez satisfaits de leur vie actuelle (mais pas très satisfaits), ces jeunes qui occupent un peu plus souvent un emploi non familial, jugent leur situation sociale meilleure que leurs parents (mais pas nettement meilleure). Ces jeunes aussi bien urbains que ruraux mais dont le niveau d’études est moyen, pensent que les réseaux sociaux sont le facteur majeur de réussite», souligne l’enquête effectuée sur le terrain entre février-avril 2013.

Pour ce qui est des jeunes qui attribuent la réussite au travail seul, ces derniers se regroupent dans la catégorie «des jeunes centrés sur l’univers familial» et constituent 23% de l’échantillon de l’enquête. S’estimant satisfaits de leur vie actuelle, ils se jugent plus souvent en ascension sociale, mais sont moins confiants dans les institutions. Leur projet prioritaire c’est fonder ou élever une famille. Ce groupe est plus féminin, plus rural avec des jeunes plus souvent inactifs et au niveau d’études moins élevé. Il reste le dernier groupe, celui des nantis (30%).

Ces jeunes femmes et hommes, très urbains, un peu plus jeunes et au niveau d’éducation plus élevé s’estiment très satisfaits de leur vie actuelle, plus optimistes pour leur avenir professionnel, projet de vie plus orienté vers la carrière professionnelle, plus confiants dans les institutions. Par ailleurs concernant les principales circonstances de fin des études, il est question dans l’ordre d’importance de problèmes financiers, des jeunes répondent qu’ils sont lassés des études, surtout pour les non diplômés de l’enseignement primaire, viennent ensuite les résultats scolaires insuffisants pour poursuivre, plus souvent pour les garçons et en milieu urbain.

Et enfin est pointé du doigt l’éloignement des lieux d’études, surtout en milieu rural et pour les jeunes filles. Pour rappel, l’OCEMO, l’auteur de cette enquête, se présente comme un outil fédérateur au service de l’ensemble de ses membres, acteurs économiques et animateurs du pourtour méditerranéen. Il compte parmi ses membres plus de 565 institutions, une centaine d’universités et écoles, et près de 100.000 contacts, réseaux de chercheurs, partenaires locaux, réseaux de formation et de management et commanditaires nationaux, tous acteurs économiques de la coopération en Méditerranée formant, de fait, un véritable cluster économique.

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