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80% des médecins marocains souhaitent approfondir leur connaissance sur le don d’organe

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Selon un sondage réalisé par l’Association REINS

Un sondage réalisé par l’Association REINS révèle que 74% des médecins ignorent la loi régissant le don et la transplantation d’organes et 77 % ignorent la position de l’Islam sur le don d’organe.

Le Maroc, à l’instar du monde entier, célèbre ce mardi 17 octobre la journée mondiale du don d’organe et de tissus humains. Une occasion de montrer que le don d’organe permet d’améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes et de sauver des vies. Cette journée mondiale permet de sensibiliser le public aux enjeux liés à la transplantation et à l’importance du don d’organe. Les campagnes de sensibilisation montrent l’impact positif que le don d’organe peut avoir sur la vie des receveurs et de leurs familles. A l’occasion de cette journée, l’association REINS fait le point sur la situation au Maroc.

L’association REINS, présidée par le Professeur Amal Bourquia, continue inlassablement ses actions et œuvre davantage pour promouvoir cet acte de générosité et de solidarité qui sauve des vies. Cette année, l’association a révélé les résultats d’un nouveau sondage mené auprès des médecins dont 47% exerçant dans le secteur public et 53% dans le secteur libéral. Plus de la moitié d’entre eux jugent médiocre leur connaissance du sujet et 26% moyenne, pour l’information et la formation. Le sondage a aussi révélé que 67 % déclarent n’avoir jamais assisté à une formation ou une rencontre sur le sujet.

En outre, 74% ignorent la loi marocaine règlementant le don et la transplantation d’organes et 77 % ignorent la position de l’Islam sur le don d’organe. Malgré ces insuffisances, 64% se déclarent pouvoir être donneur d’organes (76% après la mort), 80% souhaitent approfondir leur connaissance sur le sujet. L’association plaide une fois de plus pour l’application des recommandations de Rabat 2022 où les principales difficultés qui entravent l’essor de la transplantation d’organes ont été mises en exergue sur le plan humain mais aussi législatif, religieux, économique.

Rappelons que plusieurs actions à mettre en pratique avaient été proposées pour l’essor de la greffe d’organe. Pour de nombreuses personnes atteintes de maladies graves, la transplantation est souvent le dernier espoir de mener une vie normale. Cependant, la pénurie d’organes disponibles reste un défi majeur à surmonter.

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