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9.785 réfugiés et 9.493 demandeurs d’asile à fin juin 2022

9.785 réfugiés et 9.493 demandeurs d’asile  à fin juin 2022

Rabat continue de regrouper le plus grand nombre de réfugiés selon le HCR au Maroc

Les réfugiés et demandeurs d’asile sont toujours aussi nombreux au Maroc. Selon les derniers chiffres du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) au Maroc, leur nombre s’est chiffré à 19.278 au 30 juin 2022. Le nombre des réfugiés s’est ainsi établi à 9.785. Sans grande surprise, les réfugiés syriens arrivent toujours en tête avec un total de 5.250. Le Yémen arrive en seconde position avec 1.192 réfugiés. Viennent ensuite la République Centrafricaine (1.093), le Soudan du Sud (398), la Côte d’Ivoire (365), la Palestine (267), la République démocratique du Congo (187), le Cameroun (178), la Guinée (158), le Soudan (130), l’Irak (128), le Sénégal (111), le Mali (60), le Nigeria (27) et la Gambie (2).

La proportion des réfugiés de sexe masculin augmente. Selon le HCR, 63,1% des réfugiés sont des hommes, soit un nombre établi à 6.175 contre 3.610 pour les femmes (36,9%). La répartition par âge montre que la majorité des réfugiés est âgée de 18 à 59 ans. Ils représentent 67% de la population globale des réfugiés, soit 6.560. A noter que les réfugiés âgés de 60 ans et plus ne représentent que 2,7%, soit un nombre qui s’élève à 261. 23,1% de la population globale des réfugiés est constituée d’enfants âgés de 0 à 12 ans, soit un total de 2.255 (1.103 âgés de 0 à 5 ans et 1.152 âgés de 6 à 12 ans). S’agissant du niveau d’instruction des réfugiés, le HCR précise que 22% n’ont aucun niveau scolaire, 30% ont le niveau du primaire, 24% ont le niveau du secondaire et 20% ont un niveau d’études universitaires.

Concernant leur ancienne occupation dans leur pays d’origine, le HCR précise que 25,7% des réfugiés étaient sans emploi, 23,5% travaillaient dans le secteur tertiaire (services, profession libérale), 9% sont des étudiants alors que 6,8% travaillaient dans le secteur primaire essentiellement dans l’agriculture. Seulement 1,7% étaient employés dans le secteur secondaire (industrie). Par ailleurs, la ville de Rabat continue de regrouper le plus grand nombre de réfugiés avec un chiffre établi à 1.526 (15,6%). Casablanca arrive en seconde position avec 960 réfugiés (9,8%). Figurent ensuite les villes d’Oujda (916), Nador (699), Marrakech (561), Fès (499), Meknès (471), Kénitra (438). Ces 8 villes accueillent au total 62% des réfugiés au Maroc. Le reste (3.715) est éparpillé dans les autres villes. Il est à signaler que 21,6% des réfugiés enregistrés auprès du HCR au Maroc, soit 2.112, ont des besoins spécifiques.

Parmi ces réfugiés, 475 avec une condition médicale sérieuse, 181 enfants dans des situations à risques, 72 personnes âgées à risque, 210 femmes dans des situations à risque, 54 réfugiés victimes de torture. Pour ce qui est des demandeurs d’asile, leur nombre s’est établi à 9.493 à fin juin 2022. Ils viennent majoritairement de Guinée avec 2.628 demandeurs, suivis du Sénégal (1.366), Soudan (1.223), Côte d’Ivoire (1.005), Cameroun (907), Mali (787), Nigeria (405), République démocratique du Congo (205), Gambie (163), Soudan du Sud (36), République centrafricaine (20), Irak (8), Yémen (3), Palestine (1), Syrie (1). Rappelons qu’en 2021, le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile au Maroc s’était établi à 18.248.

Santé des réfugiés et des migrants : un rapport de l’OMS tire la sonnette d’alarme

Un nouveau rapport de l’OMS, qui présente pour la première fois un panorama mondial de la santé et des migrations, documente une moins bonne situation pour de nombreux réfugiés et migrants vulnérables. L’OMS appelle à agir de concert pour qu’ils aient accès à des services de santé tenant compte de leurs besoins. «L’expérience de la migration est un déterminant clé de la santé et du bien-être, et dans de nombreuses sociétés les réfugiés et les migrants restent parmi les membres qui sont les plus vulnérables et reçoivent le moins d’attention», a déclaré le Dr Tedros, directeur général de l’OMS, à l’occasion la publication de ce nouveau rapport. Le document de l’OMS plaide en faveur d’une action urgente et collective pour veiller à ce que ces populations puissent accéder à des services de santé qui tiennent compte de leurs besoins. Il illustre également la nécessité pressante de s’attaquer aux causes profondes de la mauvaise santé et de réorienter radicalement les systèmes de santé pour les adapter à un monde de plus en plus en mouvement.

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