Société

Abattoirs : Grogne chez les ouvriers

Apparemment, les problèmes provoqués par le transfert des abattoirs aux nouveaux locaux, situés dans la préfecture de Ben M’sik Sidi Othmane, dotés de nouvelles structures qui rompent avec l’activité traditionnelle dans les anciens abattoirs, ne sont pas tout à fait réglés.
Après l’adaptation des chevillards aux nouveaux circuits d’abattage, les ouvriers, ayant travaillé des années dans les anciennes installations, se sentent lésés. Lors des préparatifs du transfert, plusieurs restrictions ont été imposées à cette catégorie de main-d’œuvre pour leur intégration dans les nouveaux locaux. Ceux qui n’avaient pas de papiers ont été écartés même s’ils avaient travaillé pendant des années dans les anciens abattoirs. La sélection, soulignent certains ouvriers, a été entachée par des irrégularités. Ceux ayant un proche qui dispose d’une place dans les anciens locaux ont été favorisés.  Après les visites médicales, la nouvelle administration leur a promis un salaire dépassant de quelques poussières le SMIG, et leur affectation dans le service de l’abattage. Lors des trois premiers mois, aucun ouvrier n’a réclamé parce que les nouveaux responsables leur parlent de la question d’adaptation. Passés les trois mois, certains se trouvent affectés définitivement dans les services de l’expédition. «Nous sommes rentables dans le service de l’abattage. Nous avons travaillé plusieurs années dans ce service. Le fait que nous soyons affectés au service de l’expédition nous lèse beaucoup. Nous sommes des professionnels en matière d’abattage», souligne un ouvrier affecté malgré lui dans le service en question. La grogne de cette catégorie d’ouvriers n’est pas provoquée uniquement par les affectations sans prendre en compte leurs spécialités, mais également par la question des salaires. «On nous a promis une rémunération qui dépasse le SMIG avant le transfert. Maintenant on ne perçoit que 1.400 dirhams. Une avance de 500 dirhams au cours du mois et le reste, 900 dirhams, à la fin», affirme le même ouvrier, soulignant que cet état de choses se répercute négativement sur leur rendement. Il faut dire que dans les nouvelles installations, caractérisées par l’hygiène, la propreté et la transparence, le déroulement de toutes les opérations, abattage, sécurité, traitement des déchets, s’effectue selon les normes requises. Mais la question des problèmes de la main-d’œuvre demeure toujours posée.

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