Aïd Al-Adha sous haute surveillance à Tanger

Aïd Al-Adha sous haute surveillance à Tanger

Les mesures de contrôle se durcissent à l’intérieur comme à la sortie de la ville

Avec un lourd bilan de contaminations et de décès liés au coronavirus, enregistré quotidiennement, les Tangérois font leurs derniers préparatifs pour la fête du sacrifice sur le qui-vive et la peur de la propagation de l’épidémie parmi leurs proches, leurs amis et eux-mêmes. Ils sont plus conscients de la gravité de la situation épidémique devant le durcissement par les autorités locales des mesures de contrôle à l’intérieur comme à sortie de la capitale du Nord. Et contrairement aux années précédentes, la plupart des habitants ont le moral au plus bas à l’approche de l’Aïd avec l’envolée des cas de contamination enregistrés à Tanger. Ce qui rend la tâche de la ville difficile d’être retirée de la Zone I regroupant les communes les plus touchées par la pandémie, selon les critères fixés par les autorités sanitaires. Les chiffres demeurent décevants et l’espoir d’une ambiance festive en bonne et due forme ne semble pas facile à atteindre pendant l’Aïd Al-Adha.
L’engouement pour l’achat des produits alimentaires spécifiques à cette occasion semble ces derniers jours en baisse par rapport aux années précédentes.
D’aucuns ont décidé de ne pas acheter de mouton par mesure de précaution et de sécurité, mais aussi en respect du grand nombre de malades et de décès survenus du coronavirus. D’ailleurs et plus précisément depuis la mi-juillet, la ville maintient sa place en tête des communes en termes de foyers épidémiologiques détectés. D’autant plus qu’avec plus de 700 cas de contamination enregistrés de samedi à lundi derniers dans la région du Nord, Tanger se positionne au premier rang, dépassant les 610 infections pendant ces trois jours. Dans ce sens, la ville a atteint le pic épidémique, samedi dernier, avec 427 contaminations sur 445 détectées au niveau régional.
Et depuis le début de la pandémie, Tanger continue également d’enregistrer un grand de décès liés à l’épidémie, avec 6 décès survenus entre samedi et dimanche. Cette situation épidémique critique est attribuée selon les autorités à la campagne de dépistage massive des personnels des usines depuis la reprise de leurs activités, mais surtout au relâchement par la population des règles sanitaires, particulièrement depuis l’assouplissement des mesures du confinement sanitaires.
Face à ce grand nombre de contaminations, le secteur hospitalier de Tanger vient de bénéficier des renforts logistiques et humains fournis par les Forces armées royales (FAR), dont une importante équipe médicale s’est engagée, ces derniers jours, au chevet des malades atteints de coronavirus. Spécialisés en réanimation, épidémiologie et virologie, 48 médecins et infirmiers des FAR ont donc renforcé les services pour le traitement de la Covid19 à la clinique de la CNSS. Ce qui a permis à cette structure de se doter de 17 lits supplémentaires, équipés notamment d’appareils de réanimation et de respiration artificielle. Elle vu ainsi sa capacité d’accueil passer à 20 lits spécialisés pour le traitement des cas critiques d’infection à la maladie.

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