Architecture : Les étudiants de l ENA persistent dans leur grève

Architecture : Les étudiants de l ENA persistent dans leur grève

Les étudiants de l’Ecole nationale d’architecture (ENA) entament leur troisième semaine de grève. Ils ont décidé de ne pas baisser les bras en  poursuivant la grève jusqu’à gain de cause.

Rappelons que ce mouvement de protestation fait suite au projet de réforme de la loi 16-89 relative à l’exercice de la profession d’architecte qui avait été présentée au Parlement le 10 avril 2013 par le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville et adopté par la Chambre des représentants. 

Les étudiants de l’ENA, supportés par leurs confrères architectes, sont déterminés à lutter contre son passage à la Chambre des conseillers. Le projet prévoit  l’équivalence du diplôme de l’école nationale publique à celui qui sera octroyé par des instituts privés.

En effet, l’article 4 de la loi en question autorise toute filière d’architecture au sein des écoles privées  à délivrer un diplôme équivalent  à celui de l’ENA. Une décision «injuste» qui a aussitôt suscité l’indignation des étudiants de l’ENA lesquels ont mené une grève ouverte  accompagnée de plusieurs sit-in. Les étudiants déplorent que cette mesure ait été prise sans tenir compte des principes d’équité et de compétence.

«Le ministère a justifié cette proposition de loi en avançant un argumentaire privilégiant un déficit d’architectes dans la fonction publique, suivi de la volonté de régulariser la situation de 144 lauréats d’une école privée, et d’ouvrir par la même occasion le domaine de l’architecture… Mais, à ceux qui peuvent payer plus en éliminant ainsi tout principe d’équité ou de compétence», indiquent les étudiants dans un communiqué.

Les architectes réfutent complètement les arguments avancés par le ministère pour appuyer sa proposition de loi en faisant remarquer que près de 900 lauréats travaillent dans un état précaire. Ils s’indignent de ne pas avoir été consultés lors de l’élaboration du projet de loi et de ne pas avoir été informés.  La promulgation de cette loi  risque d’entraîner une recrudescence des mouvements de protestation. 

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