Société

Benaïssa plaide pour un centre des études américaines

L’appel a été lancé samedi soir à Assilah lors de la séance de clôture du colloque sur « Les Arabes et les Américains face à face: défis et réformes ». « Il est temps de créer un centre spécialisé dans les études américaines », a-t-il dit, soulignant que rares sont les politiciens arabes qui savent comment sont prises les décisions au niveau de l’Administration américaine. Intervenant à cette occasion, Hassan Boukantar, professeur à la Faculté de droit de l’Université Mohammed V de Rabat, a souligné que le monde arabe est loin de constituer un seul bloc et qu’il est opportun de prendre en considération les réalisations de chaque pays en matière de démocratie. Les changements au niveau démocratique doivent émaner de l’intérieur et ne pas être imposés de l’extérieur, a-t-il insisté, appelant à ne pas avancer comme prétexte la spécificité du monde arabe pour tourner le dos à toute initiative de réformes dans ce sens.
Sur ce sujet, Hamada Faraina, penseur et écrivain jordanien, a indiqué que « la domination des courants extrémistes dans certains pays arabes représente l’un des grands obstacles qui se dressent devant la modernité et la démocratie », ajoutant que l’Occident ne peut influencer les structures des sociétés arabes.
M. Richard W.B Ruffin, vice-président du centre Initiatives of Change International, a affirmé qu’il existe à l’intérieur de toute religion et société des éléments extrémistes, appelant à chercher les moyens de rendre le discours extrémiste moins attractif, tout en prenant en considération les groupes marginalisés et en accordant plus de respect à la dignité humaine. De son côté, Abuderne Odeh, économiste américain, a mis l’accent sur la nécessité d’investir dans le capital humain et de réfléchir sur les solutions et ne pas se contenter d’exposer les problèmes.