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Béni Mellal-Khénifra, la région qui n’a pas froid aux yeux

Béni Mellal-Khénifra, la région qui n’a pas froid aux yeux

Face à la concurrence des grandes régions voisines, ce territoire parie sur ses potentialités énormes sur les plans économique et naturel

Entourée par des régions importantes, la région Béni Mellal-Khénifra passe le plus souvent pour être l’outsider des territoires. Pourtant, c’est une région qui compte se faire une place parmi les plus grands du pays. Les responsables locaux viennent ainsi de lancer les travaux pour la réalisation d’un nouveau PDR (Plan de développement régional) avec l’appui d’un cabinet de consulting privé. Ce plan qui sera prêt dans les prochains mois va doter la région d’une feuille de route pour les cinq prochaines années dans les différents domaines de développement.

Le but pour les élus locaux est de concurrencer les autres régions voisines et attirer un plus grand nombre d’investisseurs nationaux et étrangers dans des secteurs porteurs et créateurs d’emplois pour les habitants, notamment les jeunes de la région. Il faut dire que Béni Mellal-Khénifra dispose de potentialités énormes sur les plans économique et naturel. Les responsables semblent ainsi faire le pari sur ces potentialités pour s’affirmer sur le plan national. C’est le cas dans le secteur de l’agriculture qui joue un rôle important dans l’économie de la région. Elle constitue à côté de l’élevage les activités principales qui assurent l’emploi à la quasi-totalité de la main-d’oeuvre dans le milieu rural. La région s’est parfaitement inscrite dans la nouvelle dynamique donnée par la stratégie Al Jayl Al Akhdar qui vient promouvoir une nouvelle génération de projets d’agrégation agricole.

Il a été question ainsi de la concrétisation de 7 projets d’agrégation au niveau local et 6 projets inter-régions. Les principales filières concernées par ces projets sont la betterave sucrière, les agrumes, le lait, l’olivier, le pommier et les viandes rouges. A ce jour, un portefeuille de 10 projets d’agrégation nouvelle génération est prospecté au profit de 1.400 agrégés avec une superficie d’environ 20.000 hectares. Par ailleurs, Béni Mellal-Khénifra est dotée de forêts naturelles d’une superficie de 773.660 ha. La superficie forestière est répartie sur les cinq provinces de la région selon la structure suivante : 47,1% pour la province d’Azilal, 28,8% pour la province de Khénifra, 19,7% pour la province de Béni Mellal, 4,4% pour la province de Khouribga.

Sur le plan économique, la région constitue l’un des pôles de production les plus importants des phosphates du Royaume. La région a produit d’autres minerais tels que le plomb dont les gisements sont situés à Azilal et Khénifra, le cuivre et le zinc ainsi que la barytine. Des carrières de marbre, de chaux et de sable sont également disponibles. S’agissant du secteur industriel, l’industrie agroalimentaire est considérée comme le plus important sous-secteur dans le tissu industriel régional. Pour ce qui est de l’exportation, on peut dire qu’il a été le premier exportateur de la région sans oublier la chimie et parachimie qui a également contribué dans le PIB régional et la création d’emploi permanent. Cependant, c’est le secteur touristique qui peut jouer un rôle encore plus important dans le développement régional. Selon le HCP, le diagnostic de la situation touristique de la région de Béni Mellal-Khénifra met en évidence l’existence de potentialités touristiques importantes et variées non encore mises en valeur de manière efficace et efficiente. En effet, l’espace régional dispose de beaux sites naturels capables d’attirer des touristes nationaux et internationaux.

Dans ce sens, on peut citer, à titre d’exemple, les cascades d’Ouzoud, le pont naturel Imi-Nifri, la vallée d’Ait Bougamez, le barrage Bin El Ouidane et les sources dont les plus célèbres sont celles d’Ain Asserdoune et Ayoun Oum Rbii, les lacs de Khénifra et le vaste domaine forestier de cèdre alternant de larges plateaux aux gigantesques falaises. “La région dispose aussi d’un capital culturel immatériel riche et diversifié dont des moussems et festivals culturels célèbres ayant un rayonnement national comme le moussem religieux de Sidi Bouabid Cherki, organisé annuellement dans la ville de Bejaâd, et celui de Sidi Mohammed Belebsir, célébré par la population de la commune rurale Maâdna et les festivals d’Ahidous de Khénifra, Abidat r’ma de Khouribga, mille chevaux de Fquih Ben Salah…

En outre, la position géographique de la région constitue aussi un don naturel qui est censé faciliter son émergence comme destination touristique privilégiée de fait qu’elle se trouve au centre du Royaume et traversée par les grands axes routiers reliant le nord et le sud (Fès-Marrakech) et l’est et l’ouest (Errachidia- Casablanca), précise la même source. Ce potentiel naturel et culturel doit donc constituer une force d’attraction touristique et contribuer par synergie au développement économique et social durable de la région.

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