Cancer du col de l’utérus : Introduction du vaccin anti HPV dans le calendrier vaccinal en octobre

Cancer du col de l’utérus : Introduction du vaccin anti HPV dans le calendrier vaccinal en octobre

Une enquête nationale sur les perceptions et l’acceptabilité de ce vaccin sera réalisée

Au Maroc, le cancer du col de l’utérus représente le deuxième cancer féminin. Il constitue un véritable problème de santé publique. Selon le registre des cancers de la région du Grand Casablanca, son incidence est de 14 nouveaux cas pour 100.000 femmes.

Le ministère de la santé prévoit l’introduction de la vaccination contre le HPV dans le calendrier national de vaccination. Ce nouveau vaccin permettra de contribuer à la réduction de la morbidité et la mortalité liées au cancer du col de l’utérus. Rappelons à ce sujet que le Comité national technique et scientifique de vaccination avait approuvé la pertinence de ce vaccin et avait recommandé la vaccination des filles âgées de 11 ans. Avant le lancement et l’introduction du vaccin anti HPV prévue au mois d’ octobre 2021, le ministère et ses partenaires, en l’occurrence l’Unicef, envisagent de réaliser une enquête nationale sur les perceptions et l’acceptabilité du vaccin HPV. Le ministère vient ainsi de lancer un appel à consultation pour la réalisation de cette enquête qui ciblera essentiellement les parents ou personnes en charge de filles âgées de 11 ans; les filles âgées de 11 ans (scolarisées et non scolarisées); les professionnels de la santé, le personnel de l’Education, les autorités administratives, communautaires et religieuses, ainsi que les acteurs de la société civile.

Il est à noter que ladite enquête concernera les 12 régions du Royaume. Un échantillon représentatif de l’ensemble des régions sera proposé en tenant compte de la représentativité urbaine/rurale et par sexe. Les résultats de cette enquête permettront au ministère et ses partenaires d’élaborer un plan d’introduction et de communication autour du vaccin anti HPV. A travers cette étude, il s’agira de mesurer le niveau de connaissances, les attitudes et perceptions de la population par rapport au cancer du col de l’utérus et au vaccin anti HPV. Il sera aussi question d’identifier les déterminants socio-culturels économiques et environnementaux susceptibles d’entraver ou faciliter l’atteinte des objectifs de la vaccination contre le HPV; mesurer l’acceptabilité de la population y compris les filles de 11 ans par rapport à la vaccination anti-HPV et explorer les causes du rejet éventuel du vaccin. Il est aussi question de mesurer l’impact potentiel de la pandémie Covid-19 sur la prise de décision pour la vaccination anti-HPV et relever les attentes de la population par rapport aux éventuelles solutions envisageables pour lutter contre le cancer du col de l’utérus.

Au Maroc, le cancer du col de l’utérus représente le deuxième cancer féminin. Il constitue un véritable problème de santé publique. Selon le registre des cancers de la région du Grand Casablanca, son incidence est de 14 nouveaux cas pour 100.000 femmes, ce qui représente un taux d’incidence élevé comparé aux pays occidentaux. Selon le Centre international de recherche sur le cancer (IARC) – Globocan 2018, le nombre de décès dû au cancer du col utérin est passé de 1.076 en 2012 à 2.465 décès en 2018. Quant au nombre de cas de cancer du col utérin, il a augmenté considérablement, passant de 2.258 nouveaux cas par an en 2012 à 3.388 en 2018. Le Maroc a le taux de cancer du col de l’utérus le plus élevé dans la région EMRO et la Région MENA.

Près de 200 types de HPV dont certains sont cancérogènes

L’OMS recommande d’inclure la vaccination systématique contre le HPV dans les programmes nationaux de vaccination. Les HPV sont des infections sexuellement transmissibles très fréquentes, contractées généralement au tout début de la vie sexuelle. Il existe près de 200 types de HPV dont certains sont cancérogènes (12, également désignés comme virus à haut risque).

La transmission des HPV se fait par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent lors de rapports sexuels.
La plupart des hommes et des femmes ayant une activité sexuelle seront infectés à un moment de leur vie. Si les infections à HPV disparaissent la plupart du temps naturellement, en quelques mois, elles peuvent persister dans certains cas et évoluer vers un cancer. Par ailleurs, les données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 15 ans plutôt qu’après.

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