Société

Casablanca dans l’attente du métro

Les marchands ambulants avec leurs étals et autres commerçants, qui exploitent et occupent illégalement la voie publique, dans les axes principaux de la capitale économique, notamment dans les zones commerciales, Derb Omar, Derb Ghalef, Lokreâa, Bab Marrakech, et dans les voies attenantes, gênent sérieusement la circulation.
La fixation atteint cinq kilomètres à l’heure. Ce qui ennuie également et les conducteurs et les piétons qui sont condamnés à affronter les risques de la chaussée. En outre, les taxis blancs et rouges qui sillonnent, et à grande vitesse, la ville complètent le reste. Et lorsque les feux de signalisation tombent en panne, chose qui arrive, les avertisseurs des automobilistes créent, dans la zone, un boucan d’enfer dérangeant et les passants et les habitants des immeubles voisins.
S’ajoute à cela le problème des infrastructures notamment en ce qui concerne les panneaux et l’état des routes et boulevards, des chaussées qui se délabrent en permanence et les trottoirs qui se dégradent chaque jour. De Sidi Bernoussi à Aïn Chock, du centre-ville à Ben M’sik Sidi Othmane, des nids et des mares gênent trop la circulation et parfois même provoquent des accidents.
L’état dans lequel se trouvent aujourd’hui le parc-bus casablancais et les transports urbains dans la wilaya complique davantage la situation.
Cet état de choses à Casablanca, plaque tournante de l’économie marocaine, montre aisément qu’il est nécessaire de trouver une autre alternative, autre que celle des bus, en vue de contribuer à la décongestion de la circulation. Celle-ci consiste à mettre à l’ordre du jour le dossier du métro. Lequel, on le sait, a fait ses preuves dans plusieurs autres métropoles ailleurs. Pendant la session ordinaire d’avril dernier de la Communauté urbaine de Casablanca, la question concernant le métro était à l’ordre du jour. Celui-ci reliera la Mosquée Hassan II à Sidi Moumen. Les études menées ont défini l’axe joignant la Mosquée Hassan II, comme point de départ, à Sidi Moumen, point d’arrivée du trajet. Les autres caractéristiques du projet-métro, à savoir le nombre de stations, le profil du métro (aérien, souterrain ou mixte) et le type du matériel qui sera mis en circulation, ne sont pas totallement définies.
La commission chargée du projet a annoncé à l’occasion que le métro du grand pôle économique du pays verra le jour en 2006. D’ici là, plusieurs mesures devraient être entreprises au niveau des infrastructures et du transport urbain dans la ville en vue de décongestionner la circulation.

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