Hot-spot.
Ce rendez-vous a constitué une occasion pour échanger, partager les expériences et identifier des solutions opérationnelles en vue d’améliorer l’anticipation, la gestion et l’adaptation aux crises hydrométéorologiques, en amont pour la préparation du Congrès mondial des cités et gouvernement locaux unis et la COP 31, prévus respectivement en juin prochain à Tanger et en novembre prochain à Antalya en Turquie.
Considéré comme un hot-spot (point chaud) de biodiversité, le bassin méditerranéen se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne mondiale, entraînant une aggravation des impacts du changement climatique (pluies abondantes, crues soudaines,…)et des perturbations du cycle hydrologique. C’est dans ce contexte que s’est déroulé à Tanger, les 2 et 3 avril, un atelier international sous le thème « Résilience des territoires méditerranéens face aux catastrophiques climatiques ». Initié par la Maison méditerranéenne du climat (MMC), cet atelier international- qui s’inscrivait dans le cadre de renforcement de la coopération euro-méditerranéenne- a pu réunir une pléiade d’acteurs institutionnels, d’experts et d’acteurs territoriaux, représentant le Maroc et des autres pays du bassin méditerranéen pour, selon les organisateurs, échanger, partager leurs expériences et identifier des solutions opérationnelles en vue d’améliorer l’anticipation, la gestion et l’adaptation aux crises hydrométéorologiques, en amont pour la préparation du Congrès mondial des cités et gouvernement locaux unis (CGLU) et la Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 31) prévus respectivement en juin prochain à Tanger et en novembre prochain à Antalya en Turquie.
« Le bassin méditerranéen fait face à des défis climatiques croissants, dans un contexte marqué par la recrudescence des phénomènes climatiques extrêmes et son impact direct sur les espaces territoriaux, les infrastructures de base et les économies locales », a affirmé Omar Moro, président du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (CR-TTA), lors de l’ouverture officielle de cet événement, faisant remarquer que le Maroc mène, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, une politique volontariste pour « le renforcement de la résilience territoriale et la gestion durable des ressources naturelles. »
Cet événement a constitué une plateforme ouverte à toute initiative visant à renforcer la résilience des territoires méditerranéens et favoriser la concrétisation de leurs engagements tout en les accompagnant dans la mise en œuvre des agendas climatiques. D’où la nécessité « d’harmoniser les approches à l’échelle de la Méditerranée face aux défis croissants liés à la résilience climatique », a souligné Mohammed Nbou, secrétaire général de la MMC.
Notons que la programmation de cet atelier international s’est distinguée, en plus des panels et des tables rondes, par la tenue lors de la première journée d’une session thématique autour de la gestion de crise et au rôle des collectivités territoriales. Encadrée par Rafik Belkarchi, vice-président du CR-TTA, cette session a permis de mettre en lumière l’expérience de la région du Nord en matière de renforcement de la résilience territoriale. Cette expérience illustre l’approche participative adoptée et l’engagement résolu de la région en faveur d’un développement durable et inclusif. Encadrée par Rabie El Khamlichi, directeur général des services de la région, la deuxième session s’est déroulée sous le thème de la gouvernance et de la coordination multi-niveaux. Elle visait à mettre en lumière l’importance de la planification territoriale et des politiques intégrées, selon une approche participative permettant d’assurer l’implication de tous les acteurs concernés. Tandis que le programme de la deuxième journée a comporté entre autres une troisième session sur le financement climatique et les mécanismes d’accès pour les collectivités territoriales.










