Cliniques privées : 1 milliard de DH de perte en deux mois

Cliniques privées : 1 milliard de DH de perte en deux mois

Les cliniques privées ont été touchées de plein fouet par la pandémie. Celles-ci ont subi des chutes drastiques de leurs chiffres d’affaires durant le confinement.

Selon Redouane Semlali, président de l’Association nationale des cliniques privées, ces établissements ont vu leurs chiffres d’affaires baisser de 60% à 85% selon les villes. Les cliniques privées à Casablanca ont limité leurs pertes à 60%. Ce qui n’a pas été le cas pour les cliniques dans les autres villes qui ont subi des réductions du CA de 80%, c’est notamment le cas pour les cliniques à Beni Mellal, Rabat, Oujda et Tanger. Dans les villes de Fès, Marrakech, Agadir, les réductions du chiffres d’affaires de ces établissements ont atteint les 85%. En termes de remboursements (CMIM, CNSS et CNOPS), les pertes ont atteint 1 milliard de DH en deux mois.

«Nous avons mené une réflexion stratégique où nous avons identifié les différentes menaces auxquelles ont été confrontées les cliniques privées. Dans le contexte de crise sanitaire, les patients atteints de maladies chroniques ont été exposés à un risque de perturbation thérapeutique en n’ayant pas accédé aux services de santé. Il y a aussi le cloisonnement géographique imposé par le confinement qui n’a pas permis à de nombreux patients de se déplacer pour se faire soigner», déplore le président de l’Association des cliniques privées. En raison de la pandémie Covid-19, il y a eu une grave perturbation de la prise en charge des pathologies.

M. Semlali signale une grave perturbation de l’offre de soins, une pénurie en produits pharmaceutiques consommables, produits sanguins et autres. A ceci s’ajoute la crainte d’une nouvelle vague de Covid-19. Ce dernier estime qu’«aujourd’hui, les cliniques doivent avoir une autre vision, avec une gestion formelle sinon ces structures seront fragiles financièrement et stratégiquement ainsi que sur le plan organisationnel». Selon le président de l’association, il faut à présent préparer le monde de la santé après la Covid-19 en développant les ressources humaines, trouver de nouveaux modèles de financement, mettre en place une assurance maladie universelle et renforcer le partenariat public-privé.

Il est aussi impératif de réfléchir sur une nouvelle gouvernance de la santé en créant une direction de la médecine privée.

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