Société

Combattre la pauvreté en milieu rural

Le centre des études et recherches démographiques (CERED) relevant du ministère de la prévision économique et du plan vient de publier le rapport national sur la politique en matière de population au titre de l’année 2001. Selon ce rapport, la politique gouvernementale dans le domaine de la lutte contre la pauvreté vise la mise en place d’une stratégie de développement social et des programmes sectoriels de lutte contre ce phénomène tout en accordant un intérêt particulier au monde rural qui souffre d’un déficit dans les différents secteurs de base, entravant ainsi la marche du développement aux niveaux local et national. Dans ce sens, le programme des priorités sociales,1996-2003, qui est doté d’une enveloppe budgétaire d’environ 266 millions de dollars, couvrant 14 provinces, constitue l’un des plus importants mécanismes de lutte contre la pauvreté à travers des projets d’éducation de base, de santé et d’entraide nationale, ainsi qu’en matière de coordination et de suivi des programmes sociaux.
Durant les cinq premières années de sa mise en oeuvre, il a notamment permis l’amélioration de la scolarité et la construction de 2.449 salles de classe, 662 centres médicaux, outre l’aménagement et l’équipement de 2.191 unités scolaires. Ce qui a contribué à l’augmentation du taux scolarisation, soit 82,5 % au titre de l’année scolaire 2000-2001 contre 40,8 % en 1996-1997.
Dans le secteur de la santé, il a été procédé à la construction de 74 établissements médicaux, la réhabilitation de 1331 centres de soins de base et la mise à disposition de 126 ambulances.
Le programme en question qui a concerné les quatre provinces parmi les plus pauvres, Haouz, Chefchaouen, Chichaoua et Essaouira, a permis la mise au point d’une stratégie et d’un plan d’action de lutte contre la pauvreté et la mise en place de programmes dans les provinces visées en plus de la réalisation de 40 projets parmi 54 projets pilotes dans les collectivités rurales, portant sur la construction de canaux d’irrigation et le renforcement de l’irrigation, ainsi que sur la création de foyers féminins, de coopératives d’élevage et de production du lait.
S’agissant de l’alimentation en eau potable du monde rural, la réalisation a débuté en 1995 et sera achevé en 2003 avec un investissement de 10 milliards de dirhams. L’opération permettra la création de 31.000 points d’eau assurant l’alimentation de 11 millions de personnes. Pour ce qui est de l’électrification du monde rural, le programme, dont le coût est de 15 milliards de dirhams, permettra la généralisation de l’électricité à l’horizon 2010 au profit de 1,5 million de familles avec la connexion de 1.000 centres ruraux chaque année Quant à la lutte contre la sécheresse, une enveloppe de 7 milliards, allouée jusqu’à fin 2001, est destinée à l’alimentation en eau potable, l’approvisionnement régulier des marchés en céréales, la création d’emplois et le rééchelonnement des dettes dees ruraux. Ces programmes ont été confortés par les orientations et projets inscrits dans le plan quinquennal 2000-2004 qui a permis une augmentation des budgets des secteurs sociaux qui ont vu leur part passer de 19,1 % en 1996-1999 à 25,4 % durant la période quinquennale actuelle.

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