Coronavirus : Le bilan s’alourdit avec 450 contaminations

Coronavirus : Le bilan s’alourdit avec 450 contaminations

Casablanca-Settat domine toujours le classement des régions en enregistrant 133 cas

Cette explosion des cas était tout à fait prévisible avec la propagation locale du virus.

Le nombre de personnes contaminées au Covid-19 ne cesse de grimper. Le ministère de la santé a annoncé 13 nouveaux cas ce dimanche 29 mars à 13h, ce qui porte à 450 le nombre total de cas cumulés. Quant au nombre de décès, celui-ci s’est élevé à 26 tandis que le nombre de guérisons a été établi à 13. Il est aussi à noter que 1.665 cas suspects ont été testés négatifs après analyse en laboratoire. La répartition des cas enregistrés montre que la région de Casablanca-Settat est toujours en tête avec 133 cas, soit 9 nouveaux cas par rapport au bilan du dimanche à 8h00, suivie de Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès (82 cas), Marrakech-Safi (74, soit 4 nouveaux cas), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (32 cas), l’Oriental (16 cas), Souss-Massa (14 cas), Béni Mellal-Khénifra (10 cas), Drâa-Tafilalet (6 cas), Guelmim-Oued Noun (1 cas). Notons que deux régions sont toujours épargnées, à savoir Dakhla-Oued Dahhab et Laâyoune-Sakia El Hamra. Rappelons que le bilan publié par le ministère ce dimanche 29 mars à 8h00 avait fait état de 437 cas cumulés. Le bilan des cas testés positifs au Covid-19 était de 402 cas, le 28 mars à 23h, soit 35 nouveaux cas confirmés en quelques heures. Cette explosion des cas était tout à fait prévisible avec la propagation locale du virus. Le ministère de la santé a d’ailleurs annoncé samedi que les cas de transmission locale représentent la majorité avec 59% contre 41% pour les cas importés. Le chef de gouvernement, Saad Dine El Otmani, avait averti vendredi dernier que les dix prochains jours seront décisifs.

Ce n’est un secret pour personne, la propagation du coronavirus est intimement liée à la fréquence des contacts entre individus. Plus il y a de contacts, plus la probabilité de transmission augmente. Et donc l’essence des mesures de santé publique pour un virus pandémique est de diminuer autant que possible la fréquence de contacts entre individus.
Les mesures de distanciation sociale sont primordiales pour ralentir le nombre et la vitesse à laquelle de nouvelles personnes sont infectées. Aujourd’hui, l’enjeu majeur est d’agir sur ce qu’appellent les scientifiques le facteur «R0», c’est-à-dire le taux de transmission/contamination. Autrement dit, combien de personnes seront en moyenne contaminées par un malade du Covid-19. Si ce taux est inférieur à 1, cela veut alors dire que l’épidémie se dissipe. En revanche, si le R0 est supérieur à 1, l’épidémie poursuit une progression exponentielle plus ou moins rapide.

Selon les estimations des épidémiologistes, la valeur du R0 serait de 2,3 à 2,6 pour le coronavirus. Ainsi, un malade contamine donc en moyenne deux personnes et demie. Rappelons que dès l’apparition du premier cas contaminé au Covid-19, les autorités marocaines ont pris graduellement des mesures drastiques nécessaires pour freiner la propagation du virus et ce bien avant l’Italie, la France ou encore l’Espagne. Même anticipation en ce qui concerne le traitement des patients atteints de Covid-19 à base de chloroquine.

Infection au Covid-19 : Le ministère de la santé actualise sa définition

Le ministère de la santé a procédé récemment à une nouvelle définition des cas d’infection au Covid-19. Ce changement s’explique par l’évolution de la situation épidémiologique marquée par l’apparition de la maladie chez certaines personnes sans notion de voyage, d’où l’actualisation de cette définition. Dans une note publiée sur son site et réservée aux professionnels de santé, le ministère apporte plusieurs précisions concernant cette nouvelle définition. Ainsi, un cas possible de Covid-19 est à présent évoqué dans des situations suivantes, à savoir une personne, vivante ou décédée, présentant ou ayant présenté une infection respiratoire aiguë (IRA) ; et ayant été en contact avec un cas confirmé d’infection par le Sars-Cov-2, deux jours avant et pendant que ce dernier était symptomatique; ou ayant voyagé ou séjourné dans une zone à risque, dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes ; ou ayant été en contact avec une personne ayant séjourné dans une zone à risque, dans les 15 jours suivant le retour de celle-ci. C’est aussi le cas d’une personne avec ou sans notion de voyage ou de séjour dans une zone à risque, présentant une infection respiratoire aiguë sévère, en l’absence d’une étiologie évidente. Le ministère signale également le cas de groupe de personnes présentant une IRA (après validation auprès du Centre national d’opérations d’urgence en santé publique). Par ailleurs dans sa note, le ministère précise que tout cas probable ou confirmé est déclaré guéri après amélioration du tableau clinique, une apyrexie (absence de fièvre) pendant 3 jours consécutifs et deux prélèvements réalisés en 24h d’intervalle et testés négatifs par RT-PCR. En revanche, un cas confirmé est toute personne avec un prélèvement confirmant l’infection au Sars-Cov-2 par RT-PCR au niveau d’un laboratoire agréé par le ministère de la santé.

Lutte contre le coronavirus : Les 500 cliniques privées en renfort

Le secteur médical libéral a annoncé son engagement total et inconditionnel face à la pandémie du Covid-19. Dans un communiqué conjoint, l’Association nationale des cliniques privées, le Syndicat national du secteur libéral, le Syndicat de médecine générale et le Collège syndical national des médecins spécialistes privés ont indiqué être «totalement mobilisés pour accompagner les besoins du citoyen marocain en cette période cruciale. Nous le faisons en collaboration étroite avec nos consœurs et confrères du secteur public et des Forces Armées Royales». Par mesure de sécurité, et par respect des mesures barrières, les cabinets médicaux se sont réorganisés pour assurer la sécurité des malades, des médecins et du personnel paramédical.

Les médecins libéraux assurent ainsi la continuité de service via des consultations sur rendez-vous espacés, pour éviter de rassembler des malades à risques et à vulnérabilité différents. Ils reçoivent le patient accompagné au maximum d’une personne. Ils assurent également la téléconsultation gratuite plusieurs fois par jour. Les 500 cliniques privées se tiennent à la disposition de l’Etat avec toutes leurs capacités matérielles et humaines. Des lits de réanimation et des structures entières sont dédiées pour soutenir l’effort de toute une nation. Des médecins réanimateurs privés viennent en aide à leurs consœurs et confrères dans les structures publiques.

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