Covid-19 : La situation sanitaire s’aggrave au Maroc

Covid-19 : La situation sanitaire s’aggrave au Maroc

Les personnes âgées de 35 à 39 ans appelées à se faire vacciner

L’inquiétude aujourd’hui porte essentiellement sur la population jeune, chez qui les contaminations progressent très rapidement. Les patients en réanimation sont de plus en plus jeunes.

La situation sanitaire au Maroc a de quoi inquiéter. Les contaminations à la Covid-19 ne cessent d’augmenter. Depuis le mardi 6 juillet, le nombre de cas dépasse la barre des 1.000 cas au quotidien. Le ministère de la santé a fait état samedi de 1.566 nouveaux cas d’infection. Les nouveaux cas portent à 541.405 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé au Maroc en mars 2020. L’incidence est de 4,3 cas par 100.000 habitants. Sur les 1.566 nouveaux cas, 708 sont résidents dans la région de Casablanca-Settat. Le nombre de nouveaux tests effectués s’est établi à 22.939 et le taux de positivité est de 6,82%. 9 nouveaux décès ont été enregistrés, portant le cumul à 9.360 décès. A noter que le taux de létalité est resté stable à 1,7%. Le nombre de cas actifs ne cesse d’augmenter en s’établissant à 8.047. Les cas sévères ou critiques sont également en hausse en se chiffrant à 288. 41 nouveaux cas sévères ou critiques ont été admis, 12 sont sous intubation et 139 sous ventilation non invasive. Le taux d’occupation des lits de réanimation dédiés à la Covid-19 est de 9,1%. Le variant Delta sera le variant dominant au Maroc dans quelques semaines comme l’avait annoncé le professeur Azeddine Ibrahimi, directeur du laboratoire de biotechnologie de la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Mohammed V à Rabat. Une situation qui s’explique par le fait qu’il est plus contagieux que la souche anglaise. L’inquiétude aujourd’hui porte essentiellement sur la population jeune, chez qui les contaminations progressent très rapidement. Comme nous l’avions signalé dans de précédents articles, les patients en réanimation sont de plus en plus jeunes. «Ce variant indien peut entraîner des cas graves voire des décès parmi la population jeune qui malheureusement n’a pas encore été vaccinée», avait indiqué Dr Afif. Pour lutter contre sa propagation et contenir le risque d’une nouvelle vague, le ministère de la santé et les experts insistent sur la vaccination et le respect des mesures préventives et des gestes barrières.

Les appels à la vaccination se font de plus en plus pressants

La campagne nationale de vaccination a été élargie aux personnes âgées entre 35 et 39 ans. Le ministère de la santé a aussi appelé les personnes âgées de plus de 40 ans qui ne se sont pas encore fait vacciner à se rendre aux centres de vaccination pour recevoir leurs doses. Le ministère a aussi exhorté toutes les catégories ciblées à adhérer à la campagne nationale de vaccination, dans l’objectif de parvenir rapidement à l’immunité collective.
Rappelons que les deux vaccins anti-Covid adoptés au Maroc restent efficaces contre les nouveaux variants du coronavirus, y compris britannique et indien. Ces vaccinations se feront au gré de l’arrivée des vaccins. Une nouvelle livraison de vaccin Sinopharm est attendue en début de semaine, ce qui permettra de maintenir la campagne de vaccination à un rythme soutenu.
A la date du samedi 10 juillet, le nombre de primo-vaccinés au Maroc s’est établi à 10.349.861, tandis que celui des personnes complètement vaccinées (1ère et 2ème doses) s’élève à 9.220.292.

Lien «probable» entre des problèmes cardiaques et certains vaccins anti-Covid, selon l’OMS

Des experts du Comité consultatif mondial de l’OMS ont relevé l’existence d’un lien de causalité «probable» entre des cas de myocardite et l’injection de vaccins contre la Covid à ARN messager. Ces derniers estiment toutefois que les avantages de ces sérums l’emportent sur les risques. Dans un communiqué publié vendredi, les experts expliquent que des cas de myocardite – une inflammation du muscle cardiaque – et de péricardite – une inflammation de la membrane enveloppant le cœur – ont été signalés dans plusieurs pays, en particulier aux États-Unis. « Les cas rapportés sont généralement survenus dans les jours qui ont suivi la vaccination, plus fréquemment chez les jeunes hommes et plus souvent après la deuxième dose des vaccins à ARN messager contre la Covid-19 », ont-ils indiqué. Après examen des informations disponibles à ce jour, les experts de l’OMS concluent que «les données actuelles suggèrent un lien de causalité probable entre la myocardite et les vaccins à ARN messager». Toutefois, soulignent-ils, «les avantages des vaccins à ARN messager l’emportent sur les risques en réduisant les hospitalisations et les décès dus aux infections à la Covid-19». «Un suivi est en cours pour déterminer les effets sur le long terme», précisent-ils. Les experts de l’OMS vont continuer à évaluer la situation afin d’actualiser leurs recommandations.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *