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Covid-19 : Le pic aurait été atteint dans la région de Casablanca-Settat

Covid-19 : Le pic aurait été atteint dans  la région de Casablanca-Settat

Le sous-variant BA.2 suivi de près par les épidémiologistes

La 3ème vague de transmission communautaire du virus s’approche du pic. D’après les modélisations, le pic d’infection de cette nouvelle vague a déjà été atteint dans la région de Casablanca-Settat. Dans une publication sur le réseau social LinkedIn, le professeur Tarik Sqalli Houssaini, président de la Société marocaine de néphrologie, a affirmé que la vague actuelle de Covid-19 dans la région de Casablanca-Settat semble avoir atteint son pic le 15 janvier 2022 et a amorcé sa phase descendante. Ce constat a été effectué en calculant la moyenne mobile du nombre des nouveaux cas sur 7 jours. Cela dit, ce n’est pas le cas pour le reste des régions du Royaume qui continuent leur phase ascendante. Selon le bilan publié samedi par le ministère de la santé et de la protection sociale, un total de 7.638 nouveaux cas ont été enregistrés. Les décès se sont chiffrés à 31. Les cas actifs sont toujours en hausse avec un nombre établi à 71.374 alors que 115 nouveaux cas sévères ou critiques ont été recensés en 24 heures pour un total de 575, dont 29 sous intubation. Quant au taux d’occupation des lits de réanimation, il se situe à 11%.

Livraison de nouvelles doses du vaccin Pfizer

Alors que la campagne de vaccination avance à petits pas, le Maroc devrait recevoir dans les semaines prochaines une nouvelle livraison de 1,5 million de doses du vaccin américain développé par Pfizer, a indiqué l’ambassade des Etats-Unis sur sa page Facebook. En octobre 2021, le Maroc avait reçu plus de 850.000 doses du vaccin Pfizer, ainsi que plus de 300.000 doses du vaccin Johnson & Johnson, plus tôt durant la même année. Les États-Unis sont le plus grand donateur au monde à Covax, une initiative mondiale visant à assurer une distribution équitable des vaccins, avec près de 4 milliards de dollars accordés par l’intermédiaire de l’USAID. À ce jour, le gouvernement américain a fourni plus de 290 millions de doses de vaccin à plus de 100 pays dans le besoin et met à disposition plus d’un milliard de doses de vaccin Pfizer à 92 pays à revenu faible et intermédiaire, ainsi qu’à l’Union africaine. L’ambassade des États-Unis a aussi annoncé la livraison, au cours de ce mois, de sept congélateurs spécialement équipés au Maroc pour augmenter la capacité de stockage des vaccins anti-Covid du ministère de la santé. «Ces congélateurs, fournis par l’USAID en coordination avec l’Unicef, sont capables de stocker plus de 2 millions de doses de vaccins, ce qui représente 45% du stockage ultra-froid du Maroc», a affirmé l’ambassade. Ces congélateurs viennent s’ajouter aux 20 millions de dollars accordés par le gouvernement américain au Maroc dans le cadre de ses efforts pour faire face à la pandémie.

Sous-variant BA.2 : Faut-il s’inquiéter ?

Apparu il y a encore quelques semaines, un sous-variant d’Omicron baptisé BA.2 est désormais suivi de près par les épidémiologistes. Selon Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en systèmes et politiques de santé, la communauté scientifique soupçonne ce sous-variant d’être plus transmissible que l’Omicron «original», qui lui-même est déjà hautement contagieux et responsable de ces grandes vagues qui frappent plusieurs pays. BA.2 qui a été détecté pour la première fois en Chine le 31 décembre dernier sur un homme qui revenait de l’Inde, est déjà présent aujourd’hui dans plus de 40 pays dont Israël, les USA, le Canada, le Danemark, l’Australie, l’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne, la France, a-t-il fait savoir. Ce dernier estime que cette propagation planétaire est un premier indicateur de forte transmissibilité. S’agissant de la propagation de ce sous-variant, il a souligné qu’au Danemark il a plus que doublé son taux en l’espace de moins de trois semaines en passant de 20% à 45% des variants détectés. «Au moment où le Danemark devrait connaître une décélération de la vague Omicron, celle-ci a subitement repris, certainement sous l’effet de BA.2», a-t-il fait remarquer, estimant que les scientifiques pensent aussi que la persistance de la vague en France au-delà des prévisions serait peut-être en liaison avec ce sous-variant.

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