Covid-19 : Une augmentation de 50% des contaminations chaque semaine

Covid-19 : Une augmentation de 50%  des contaminations chaque semaine

Record des nouveaux cas, des vaccinations et des tests PCR mardi

La hausse des contaminations se poursuivra la semaine prochaine. Les deux prochaines semaines seront décisives.

La situation sanitaire continue de s’aggraver au Maroc. Le pays a enregistré mardi 27 juillet un record depuis le début de la pandémie avec 6.971 nouveaux cas. Casablanca concentre toujours le plus grand nombre de contaminations avec 2.090 nouveaux cas, suivie de Marrakech avec 688 et Agadir (326 cas). Le pays a aussi enregistré deux autres records en termes de vaccination et de dépistage. En effet, plus de 500.000 nouvelles doses de vaccin anti-Covid ont été administrées en seulement 24 h et 38.273 tests ont été réalisés. Le nombre de dépistages peut en partie expliquer cette augmentation des cas, mais il ne justifie pas la rapidité de la hausse. La 3ème vague qui sévit dans le pays est beaucoup plus rapide qu’en 2020 sous la poussée du variant Delta.

«Si le nombre de nouveaux cas augmente avec une vitesse réduite, c’est un bon indicateur. Ce qui n’est pas le cas actuellement où la vitesse de propagation du virus est plus rapide avec une hausse de 50% des nouvelles contaminations chaque semaine. Durant la semaine du 19 au 25 juillet, le Maroc a enregistré une hausse de 43% par rapport à la semaine du 12 au 18 juillet . Si l’on prend la semaine du 12 au 18 juillet par rapport à la semaine du 5 au 11 juillet, on observe une hausse de 92% des nouveaux cas», indique le Dr Mouad Elmrabet, le coordonnateur du centre des opérations d’urgence au ministère de la santé. Cette nouvelle vague qui touche le pays est plus intense mais moins mortelle. Le virus reste très contagieux, le nombre de cas positifs grimpe en flèche. Cela dit, dans le même temps, le taux de létalité est resté stable. Parmi les indicateurs importants de cette rechute figure la recrudescence des cas sévères et critiques, notamment à Casablanca et Marrakech. Le système de santé n’est pas encore débordé. Concernant les lits d’occupation de réanimation, avec un taux actuel de 23,6% nous n’avons pas encore atteint le seuil critique. «La situation dépend des régions et des infrastructures sanitaires.

A titre d’exemple dans la région de Drâa-Tafilalet ou de Béni-Mellal-Khénifra, la situation peut très vite devenir critique. La capacité hospitalière dans ces régions étant très limitée. Nous disposons de services de réserves qui sont actuellement fermés mais qui pourront être réouverts si la situation sanitaire continue de se dégrader», signale Dr Elmrabet. Ce dernier révèle que la hausse des contaminations se poursuivra la semaine prochaine tout en signalant que les deux prochaines semaines seront décisives. «Si les citoyens respectent les mesures restrictives instaurées par les autorités, les mesures barrières et se font vacciner, la situation pourra s’améliorer dans les prochaines semaines. En revanche, si le relâchement des citoyens se poursuit, le Maroc se dirigera vers une catastrophe sanitaire».

Vaccin de Johnson & Johnson : Enquête sur le décès d’une jeune femme

Suite au décès d’une jeune femme à Marrakech, lundi, après avoir reçu une dose du vaccin anti-Covid Johnson& Johnson, le ministère de la santé a diligenté une enquête pour déterminer la cause du décès. Les services du ministère ont été informés du décès d’une jeune femme âgée de 33 ans au centre culturel Bab Ighli à Marrakech, après avoir reçu une dose du vaccin, lundi, et de l’évanouissement d’une de ses collègues, indique un communiqué du ministère. Une commission composée d’experts s’est rendue sur place à Marrakech pour élucider cet incident. Selon le Dr Mouad Elmrabet, ce sont des incidents qui peuvent survenir lors de la vaccination. «Il y a certaines personnes qui sont susceptibles de faire un choc anaphylactique sévère qui peut entraîner un décès», précise-t-il. Le choc anaphylactique est une réponse allergique grave qui cause des réactions soudaines et dangereuses pour la victime, notamment au niveau de la respiration.

Il se caractérise également par une chute de la tension artérielle ainsi qu’une éventuelle perte de conscience. Il peut être extrêmement dangereux car il peut entraîner le décès de la victime. En cas de choc anaphylactique, la vie de la victime est donc en danger et des soins doivent lui être administrés le plus tôt possible. Ains, un audit médical sera effectué depuis l’arrivée de la jeune femme jusqu’au décès ainsi qu’une autopsie. Après la réception de doses du vaccin Johnson & Johnson, une opération de vaccination a ciblé, depuis dimanche dernier, quelque 5.000 personnes, notamment les employés du tourisme à Casablanca, Marrakech et Agadir, a fait savoir le ministère.

Rappelons que l’Agence européenne du médicament a confirmé que le syndrome Guillain-Barré est désormais reconnu comme un effet secondaire, rare, du vaccin Janssen. L’EMA a dénombré 108 cas du syndrome neurologique dans le monde à la date du 30 juin avec un mort. Toutefois, l’autorité européenne précise «que les avantages du vaccin Covid-19 Janssen continuent de l’emporter sur les risques du vaccin». Le syndrome de Guillain-Barré est une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, débutant le plus souvent au niveau des jambes et remontant parfois jusqu’à atteindre les muscles de la respiration puis les nerfs de la tête et du cou.

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