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Délégués des affaires islamiques : Le ministère dévoile ses orientations

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Considérés comme les responsables locaux chargés de la gestion du champ religieux

Le ministère des habous et des affaires islamiques revoit les responsabilités et les prérogatives des délégués des affaires islamiques. C’est en tout cas ce qui ressort du nouveau document publié récemment par le ministère. Dans ce document intitulé «Guide des tâches et responsabilités du délégué des affaires islamiques», le ministère indique dans cette version actualisée du document de 2007, qui présentait les grandes lignes de l’activité du délégué, que cette nouvelle orientation est due à l’évolution constante du champ religieux, ce qui nécessite davantage d’accompagnement. Cette initiative est également une suite à la restructuration qu’a connue le ministère des habous et des affaires islamiques durant une décennie. Un redéploiement qui a permis de multiplier le nombre des entités au sein du ministère. A ce stade, le nombre des directions est passé de 5 à 7. Quant au nombre de divisions, elles sont passées de 24 à 30 dans la même période. Une restructuration qui touche également les services qui sont actuellement au nombre de 109 alors qu’ils étaient 84 auparavant. A travers ce document le ministère appelle ses délégués à poursuivre leur rôle dans le champ religieux en toute responsabilité en respectant les grands axes de ce guide. Plus encore, le ministère détaille les qualités personnelles dont doit disposer le délégué dans l’exercice de ses fonctions. Il s’agit de critères tels que la probité et la droiture pour réussir sa mission. Il devra également avoir une culture générale et agir en force de proposition.

De surcroît, le délégué est tenu de gagner le respect des habitants de sa circonscription et doit exercer ses compétences avec sagesse et modestie. Dans sa mission, le délégué doit également s’abstenir de diffuser toute idée pouvant créer la confusion entre ses opinions personnelles et les politiques publiques relatives au fait religieux. Le ministère indique aussi qu’il est essentiel pour le délégué religieux de rompre avec les préjugés et les généralisations. En substitution à cette approche le ministère appelle à plus de proximité avec l’instauration par exemple du dialogue et de principes comme la compréhension et le développement. S’agissant des responsabilités du délégué par rapport au discours religieux, ce dernier est responsable du suivi des discours tenus dans les lieux de cultes islamiques et d’élaborer des rapports en cas de dérives constatées. Ce document dote ainsi les délégués des outils et des orientations nécessaires pour l’accomplissement de leurs missions dans de bonnes conditions et dans le respect de leurs prérogatives.

Le guide développe également la politique du ministère en matière de gestion du champ religieux, les attendus généraux relatifs au statut du délégué ainsi que les domaines d’action des délégués dans les affaires islamiques, dans la gestion des affaires des préposés religieux, dans les affaires sociales des préposés religieux et l’enseignement traditionnel ou encore la lutte contre l’analphabétisme dans les mosquées.

Pour rappel, le délégué des affaires islamiques est considéré comme le responsable local chargé de la gestion du champ religieux, excepté celui des habous (al awkaf).

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