Dépistage massif : Toujours pas de visibilité pour le Maroc

Dépistage massif : Toujours pas de visibilité pour le Maroc

L’OMS le recommande vivement

Le bilan du ministère de la santé annoncé ce mardi à 13h sur son site reste inchangé par rapport à celui de 8h00. Dix-huit nouveaux cas d’infection au Covid-19 ont ainsi été confirmés de la nuit de lundi jusqu’à mardi à 8h00, portant à 574 le nombre de cas cumulés. Le nombre de décès s’est établi à 33, tandis que les personnes déclarées guéries sont au nombre de 15.
Le nombre total de cas exclus après des résultats négatifs d’analyses effectuées au laboratoire s’est élevé à 2.227.
La répartition des cas enregistrés montre que la région de Casablanca-Settat arrive toujours en tête avec 167 cas, suivie de Marrakech-Safi (104), Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra (98), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (39), l’Oriental (23), Béni Mellal-Khénifra et Souss-Massa (18), Drâa-Tafilalet (8), Guelmim-Oued Noun (1) et toujours aucun cas relevé dans les deux régions de Dakhla-Oued Dahhab et Laâyoune-Sakia El Hamra.

Pas de dépistage à grande échelle en vue

Pour enrayer la pandémie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé tous les pays touchés à multiplier les dépistages.
Le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait déploré le fait que les pays n’en font pas suffisamment pour retracer et tester chaque cas potentiel de contamination, en se focalisant davantage sur des mesures pour créer une distance sociale entre les citoyens. Autrement dit, pour lutter efficacement contre cette pandémie, il faudrait tester massivement la population.
La question du dépistage massif se pose aujourd’hui avec acuité, vu l’écart important entre les pays qui l’ont pratiqué de manière précoce tels que l’Allemagne et la Corée du Sud et les autres pays tels que l’Italie, la France ou l’Espagne où les dépistages étaient beaucoup plus restreints. Pour les pays qui ont rapidement mis les bouchées doubles, la stratégie semble payante.

Le Maroc ne compte pas pour l’instant pratiquer le dépistage à grande échelle. Cette décision n’est toujours pas à l’ordre du jour alors que les cas de contamination et les décès ne cessent d’augmenter. Par ailleurs, au lieu de limiter le dépistage à seulement trois structures publiques, le ministère devrait opter pour des tests rapides tels que les PCR qui consistent à effectuer un prélèvement au coton-tige dans une narine. La technique permet de dupliquer en grand nombre une petite séquence ADN pour y détecter le code génétique (ARN) de SARS-CoV-2. La centralisation des analyses au niveau de ces 3 structures ne permet pas une prise en charge rapide des malades, en raison du nombre important de tests à effectuer. Signalons que le Maroc a commandé 100.000 kits dans le cadre du renforcement de ces capacités de dépistage.
Selon la presse coréenne, le fournisseur des kits est la société sud-coréene Osang Healthcare, fabricant et distributeur de fournitures médicales. L’accord a été signé le 26 mars entre Rafik Rachadi, amba

ssadeur du Maroc en Corée du Sud, et le PDG de ladite société. Selon les termes de l’accord, la société sud-coréenne offrira 10.000 autres unités gracieusement au Maroc. Rappelons à ce titre que le ministère de la santé a reçu du Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du coronavirus un montant de 2 milliards de DH réservé à l’achat de matériel médical et hospitalier divers. Le dispositif est constitué d’un équipement logistique comprenant 1.000 lits de réanimation et 550 appareils respiratoires, 100.000 équipements d’échantillonnage, 100.000 kits de détection, et un appareil d’examen radiologique.

Mort d’une nouveau-née à Oujda : Les précisions des autorités

La wilaya de l’Oriental a démenti les fausses déclarations contenues dans des vidéos postées par une femme sur les réseaux sociaux au sujet du décès de son nourrisson à Oujda. Dans une mise au point, la wilaya signale que la nouveau-née a été admise le jeudi 26 mars 2020 au CHU Mohammed VI à Oujda en provenance de l’hôpital provincial Eddarrak de Berkane, suite à des complications de son état de santé. Toujours selon la wilaya, le personnel soignant a observé chez le bébé des symptômes suspectés d’être liés au Covid-19, ce qui a nécessité de la soumettre, par principe de précaution, aux analyses nécessaires au laboratoire, avant de l’admettre en réanimation après la dégradation de son état de santé. La nouveau-née est morte le lendemain.

Après le décès du nourrisson et même sans avoir reçu les résultats des analyses effectuées, les services médicaux ont décidé, avec l’accord de la maman qui se trouvait à l’hôpital, de l’enterrer au cimetière Assalam à Oujda, conformément aux normes d’enterrement des victimes du Covid-19. La wilaya fait aussi remarquer dans sa mise au point que vu les conditions de cette femme et compte tenu de l’état d’urgence sanitaire, les services sociaux du CHU ont transporté la maman jusqu’à son domicile à Berkane, tout en l’invitant à se confiner pour préserver sa sécurité et celle de ses enfants et de ses voisins. S’agissant des déclarations mensongères de la maman, dans lesquelles elle invoquait des faits infondés qu’elle a attribués à des personnes et à des instances, la wilaya précise qu’une fois cette femme rentrée chez-elle, une commission mixte composée d’autorités locales et sanitaires et d’éléments de la protection civile s’est rendue au domicile de sa famille afin de soumettre les membres de la famille aux procédures d’analyse du coronavirus, faisant savoir que la femme en question a refusé d’accueillir les membres de cette commission et de se soumettre, ainsi que les membres de sa famille, aux analyses.

Selon la même source, le lendemain, cette femme a procédé sciemment à la violation des mesures de confinement et de l’état d’urgence sanitaire en se rendant au siège du tribunal de première instance à Berkane. Par mesures de précaution, les autorités compétentes ont procédé au transfert de la femme en question à l’hôpital provincial Eddarrak à Berkane pour effectuer les prélèvements et procéder à une analyse au laboratoire pour vérifier une éventuelle infection au Covid-19. Les enfants de la femme concernée et son époux ont été transférés à l’hôpital pour effectuer les prélèvements. Ils ont ensuite été déposés chez eux, tout en les informant des indications nécessaires pour se conformer au confinement, tenant compte de la sécurité sanitaire des voisins, et ce dans l’attente des résultats des analyses.

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