Société

«Des jeunes scientifiques marocains à préparer en savoir des risques naturels»

Rencontrée directement après le 1er panel de cette conférence, Pr Hasna Chennaoui Aoudjehane, également présidente de la Fondation Attarik pour les sciences des météorites et de la planétologie, livre ses regards sur la formation aux risques naturels. L’occasion pour elle de s’exprimer sur la principale recommandation à ressortir de l’événement.

ALM : Lors de votre intervention au 1er panel consacré aux catastrophes naturelles par la conférence africaine sur la réduction des risques en santé, vous avez mis l’accent sur un manque de formation au Maroc. Veuillez bien nous en expliquer les raisons …
Pr Hasna Chennaoui Aoudjehane : La formation, à laquelle j’appelle, porte sur la géologie mais aussi une formation aux risques naturels. Les universités marocaines ont les compétences pour cela. Il faut simplement faire des designs de formation et c’est le moment d’ailleurs puisque nous sommes en pleine réforme pour pouvoir préparer des générations de jeunes scientifiques marocains qui ont le savoir des risques naturels et de la manière de les anticiper, d’être préparés y compris aussi la phase d’après. C’est un travail qui doit être fait au sein des universités. Nous en avons grandement besoin !

Outre les risques naturels, cette conférence porte sur l’eau, l’environnement et la sécurité alimentaire. Comment créer un lien entre les quatre ?
Tout est lié. Du moment que vous évoquez l’eau, j’ai parlé aussi des risques d’inondations et de sécheresse qui sont les plus importants au Maroc et qui vont continuer à l’être. Ils sont en train d’augmenter avec les changements climatiques. Il faut vraiment être préparé à cela. En cela, il y a de brillants hydrogéologues marocains qui connaissent parfaitement bien le substratum, les bassins versants, etc. et qui peuvent orienter. Aussi, il faut vraiment être vigilant par rapport à la parcimonie dans l’utilisation des ressources naturelles de façon générale. C’est quelque chose qui fait bon sens mais c’est aussi qui peut être poussé par les scientifiques.

Plusieurs recommandations ressortent de l’événement. Quelle serait la principale à en ressortir pour vous en tant qu’experte ?
En tant que chercheure, qui fait également partie des acteurs associatifs, ce qui est important pour moi c’est de promouvoir la recherche scientifique même en géologie bien évidemment pour mieux connaître les risques naturels. Cela est le premier volet. Le deuxième étant la sensibilisation. Nous avons besoin de promouvoir les sciences de façon générale pour que les Marocains soient mieux préparés de façon générale à mieux appréhender les sciences et à mieux comprendre ce qui les entoure parce que tout ce qui nous entoure ce sont des événements naturels !.

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