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Deux thèses fondatrices soutenues à Casablanca

Deux thèses fondatrices soutenues à Casablanca

Le champ de la communication politique au Maroc s’enrichit de deux travaux fondateurs.

Il s’agit, en effet, de l’analyse de l’argumentation et de la persuasion dans les discours de SM le Roi sur l’Afrique ainsi que de l’étude de la gestuelle des hommes politiques marocains. Ces deux sujets ont fait l’objet de deux thèses doctorales, soutenues samedi 18 juin 2021, respectivement par Majdouline Hassouni et Mohammed El Tarche à la Faculté des sciences juridiques économiques et sociales Ain Chock-Casablanca. «Je suis très content d’avoir encadré les deux candidats et voir les résultats auxquels ils ont pu parvenir», explique Rachid Arraichi, directeur des deux thèses.

M. Arraichi, qui parmi ses fonctions conduit l’Equipe de Recherche en Communication Politique et Sciences Sociales, met l’accent sur la dimension que revêt la communication politique en tant que discipline académique. «La communication politique est un élément important pour permettre aux gens de mieux comprendre le discours politique de manière globale et de dégager les stratégies argumentatives mises à contribution dans ce sens». Et de préciser que «la jeunesse qui s’intéresse à ce genre de discipline aura la possibilité d’être formée par rapport aux outils et moyens qu’on pourrait utiliser et investir pour une analyse scientifique et académique du discours».

Intitulé «Argumentation et persuasion dans les discours du Roi Mohammed VI sur l’Afrique», ce travail de recherche mené par Majdouline Hassouni a interrogé la stratégie déployée dans le discours royal afin de démontrer à quel point-elle parvient à la persuasion des destinataires. «J’ai articulé mon travail autour des axes à la fois énonciatif, argumentatif et persuasif. L’étude de ces trois axes a révélé des éthos (représentations de soi) de crédibilité, de compétence, de vertu et de sérieux. J’ai pu également dégager des ethos d’identification notamment ceux d’un leader africain, solidaire envers son peuple, les citoyens subsahariens et envers la cause africaine de manière plus globale», explique Mme Hassouni.

Adoptant une approche synergologique et empirique, Mohammed El Tarche a porté un regard différent sur l’homme politique en vue d’expliquer sa gestuelle. A travers son travail «la communication non verbale des hommes politiques marocains», M. El Tarche a tenté de dégager les éléments universels qui se répètent mais qui pourraient s’interpréter également comme étant des modalités typiquement culturelles et locales. Principale conclusion tirée : la communication non verbale est aussi bien universelle que culturelle. «Il est difficile de se contenter d’une seule approche, notamment la synergologie.

Il faut également ajouter d’autres approches d’ordre sociologique, religieux et culturel», explique Mohammed El Tarche à ce propos. Il est à noter que le jury des deux thèses a accordé aux deux candidats le titre de docteur en droit public et science politique, spécialité communication politique, «mention très honorable avec félicitations du jury et recommandation de publication».

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