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Diagnostic précoce: L’intelligence artificielle s’invite dans les hôpitaux publics

© D.R

Transformation du système de santé
L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le système de santé s’accélère dans l’objectif d’améliorer le diagnostic précoce. Un programme pilote a été lancé pour faciliter la réalisation et l’interprétation des échographies grâce à l’IA. Des solutions de dépistage précoce du cancer du sein assistées par l’IA ont été lancées à l’Institut national d’oncologie de Rabat. Les détails.


L’intelligence artificielle en santé s’impose progressivement comme l’un des principaux vecteurs de transformation du système de santé. Le ministère de la santé et de la protection sociale mise sur l’IA pour renforcer le diagnostic précoce dans les établissements de santé. Le ministre Amine Tehraoui, a annoncé lundi à la Chambre des représentants le lancement d’ un programme visant à faciliter la réalisation et l’interprétation des échographies à travers le recours à l’IA, notamment dans les cas des femmes enceintes en zones rurales. M. Tehraoui a précisé que ce projet pilote est mis en œuvre dans les centres de santé d’Aghbala (province de Béni Mellal) et de Moulay Bouazza (province de Khénifra). Ce projet est destiné à soutenir les sages-femmes et les professionnels de santé et d’améliorer la qualité du diagnostic et le dépistage précoce des grossesses à haut risque. Seront également lancées, des solutions de dépistage précoce du cancer du sein assistées par l’IA à l’Institut national d’oncologie, relevant du Centre hospitalo-universitaire Ibn Sina (CHUIS) de Rabat, afin d’accélérer et d’améliorer la précision du diagnostic et d’optimiser les chances d’une prise en charge précoce.

Ainsi, le recours à l’IA aurait pour avantages d’améliorer la détection précoce, de réduire les coûts et de mieux cibler les populations à risque. Par ailleurs, M. Tehraoui a indiqué que le ministère planche sur un projet national pour unifier progressivement les systèmes informatiques de santé, des progrès importants ont été obtenus dans plusieurs régions grâce à cette généralisation dans les hôpitaux, à l’intégration des centres de soins de santé primaires et à la mise en réseau des établissements de santé au sein d’un système numérique intégré. Le ministère poursuit ses efforts pour mettre en place le dossier médical unifié. Il permettra de suivre le parcours thérapeutique du patient entre différents niveaux de soins et de développer les services de télémédecine, notamment dans les régions confrontées à une pénurie de certaines spécialités médicales, a précisé le ministre.

530 médecins spécialistes affectés dès août
Dans l’objectif précis de renforcer l’offre de soins dans les hôpitaux publics, le ministre a fait savoir que 530 médecins spécialistes seront affectés dans les différentes régions du Maroc dès l’obtention de leurs diplômes à compter d’août prochain. S’agissant des Groupements sanitaires territoriaux (GST), M. Tehraoui a précisé que cette mesure «inédite» met fin aux décalages de deux ans parfois entre l’obtention du diplôme et l’affectation. Elle permettra ainsi de renforcer l’offre sanitaire de manière rapide et effective. Le ministre a rappelé les réformes structurelles en matière de formation et de gestion des médecins spécialistes, notamment à travers le décret relatif à la situation des étudiants des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, qui prévoit l’extension de la contractualisation avec l’État à tous les nouveaux médecins inscrits en spécialité. En vertu de ce nouveau système, tous les nouveaux médecins spécialistes seront tenus d’accomplir une période de service obligatoire au sein des établissements publics de santé après l’obtention de leur diplôme. Cette période est fixée à quatre ans pour les promotions 2026 et 2027 et à trois ans à partir de 2028.

Le ministre estime que cette réforme marque un tournant dans le sens où elle rompt avec une situation qui perdure depuis 33 ans, garantissant de la sorte la contribution de tous les médecins spécialistes au service de santé publique durant une phase cruciale de leur parcours professionnel et favorisant une répartition équitable de manière à renforcer l’offre de soins à l’échelle nationale. Cette année, près de 2.000 postes ont été ouverts pour les médecins résidents dans le cadre du nouveau système. Ces promotions rejoindront les établissements de santé publics à partir de 2030 en tant que pilier essentiel des GST. Ainsi, les Groupements sanitaires territoriaux joueront, pour la première fois, un rôle central dans l’organisation, l’encadrement et l’affectation des médecins résidents ainsi que dans les parcours de formation et les stages, ce qui permettra d’adapter les formations aux besoins réels de chaque région et de les aligner sur les cartes sanitaires nationale et régionales.

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