Diffusion d’extraits de chirurgies holographiques avec une participation marocaine

Diffusion d’extraits de chirurgies holographiques avec une participation marocaine

Une première mondiale. Environ 20.000 visiteurs de la plate-forme www.aka.ms/24h suivent jusqu’au 10 février à 15 h la diffusion d’extraits de chirurgie holographique dans certains pays dont le Royaume.

«Le tour du monde de cette projection va s’arrêter au Maroc», précise Othman Chiheb, responsable produit Hololens chez Microsoft France, lors de la présentation de ces 24 heures de chirurgie holographique démarrées depuis la veille à la même heure, tout en détaillant la particularité de cette révolution technologique dont Microsoft est «précurseur».

Une technologie de la réalité «mixte»

Comme il l’explicite, cette chirurgie a recours à la «technologie de la réalité mixte, qui est une nouvelle forme consistant en mix de deux formes de réalité». En santé, la chirurgie avec Hololens 2 a été réalisée, en 2017, par Pr Thomas Gregory à Avicenne en France. A propos de l’événement mondial, M. Chiheb indique: «Nous avons rassemblé des chirurgiens pour diffuser en 24 h des chirurgies holographique avec Hololens en partageant leur expérience à distance».
Ce sont ainsi 13 pays qui sont impliqués dans cette manifestation marquée, comme il l’avance, par le partage de «vidéos d’extraits de chirurgies avec hologramme de patients en modèle 3 D généré à partir d’une radiologie 2 D». Entre-temps, un entretien en live sera transmis avec le ministre de l’éducation nationale, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, Said Amzazi.

Chirurgie assistée par réalité augmentée

De son côté, Pr Chagar Belkacem, professeur agrégé du Val-de-Grâce Paris, professeur d’enseignement supérieur, chef de département de l’appareil locomoteur à la Faculté de médecine de Rabat et Médecin chef du Pole de chirurgie orthopédique à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat, parle, lui, non seulement de réalité mixte mais aussi de «chirurgie assistée par réalité augmentée». «Cela fait plus de 4 ans qu’on parle de cette technologie», avance-t-il en expliquant qu’il faut avoir des données, des examens cliniques et des images. L’objectif étant, comme il le décortique, de «planifier l’acte chirurgical voire réaliser une reconstruction en 3D». Et ce n’est pas tout ! «La réalité augmentée est arrivée à temps pour accompagner la chirurgie», estime-t-il en énumérant ses bienfaits. Pour lui, cette technique permet une chirurgie personnalisée et adaptée au patient. «La réalité augmentée offre plus de précision et moins d’incidents sur l’acte. Elle permet aussi de partager son intervention chirurgicale à travers le monde et d’être assisté par d’autres spécialistes dans le monde», ajoute-t-il.
A son tour, Abderrahim Rafaoui, professeur à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, professeur en chirurgie traumatologique et orthopédique au CHU Ibn Rochd de Casablanca et vice-président de la Société marocaine de chirurgie de la main, abonde dans le même sens. «On arrive à voir des choses qu’on arrivait pas à voir à l’œil nu», exalte-t-il.

 

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