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Elections : Dernières escarmouches à J-1

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Dire que la campagne électorale pour le scrutin indirect de ce vendredi, battait son plein hier serait synonyme de beaucoup d’exagération. Les candidats des partis politiques et des syndicats semblent avoir opté pour une campagne en "cercles fermés" à l’exception, toutefois, des quelques passages dans les organes de la presse partisane. A ce propos ni la CDT (Confédération démocratique du travail), ni l’UMT (Union marocaine du travail) ne pouvaient compter sur l’opportunité médiatique offerte à l’UGTM, à la FDT ou même à l’UNTM dont le patron, Mohamed Yatim, dirige également le quotidien "Attajdid". A Casablanca, comme dans la plupart des villes marocaines, les espaces prévus pour l’affichage sont restés quasiment "vierges".
Les candidats des partis politiques pour ce scrutin ont, pour la majorité, opté pour le contact direct avec les grands électeurs. Des formations politiques, y compris celles qui se qualifient de "progressistes", ont conclu des alliances contre-nature ou accrédité des candidats en dehors de leurs rangs.
Cette "pacification" n’a pas épargné les centrales syndicales. Selon plusieurs sources contactées par ALM, des recours allaient être introduits contre au moins trois listes syndicales : celle de la CDT, de l’UMT et de l’UGTM dirigées respectivement par Abderrahim Remmah, Miloudi Moukharik et Khadija Zoumi. Pour les détracteurs de ces listes, dont des membres dirigeants de la FDT, lesdits syndicalistes n’ont plus la qualité pour se porter candidats car n’exerçant plus dans aucun des secteurs professionnels concernés par ce scrutin indirect. Il n’en sera rien en définitive. De sources bien informées, les têtes de listes de trois syndicats concernés sont enregistrées en tant que délégués des personnels de leurs centrales respectives chez les inspections de travail compétentes…
La seule manifestation de masse reste toutefois cette pétition signée par les salariés du secteur du sucre aux usines d’Oulad Ayad (Béni Mellal) qui ont appelé à "barrer la route" à Abdessamad Osman, numéro deux de la liste CDT. Ce dernier a d’ailleurs été exclu des rangs du PADS (Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste) en réaction à sa candidature, jugée contraire aux positions du parti d’Ahmed Benjelloun.
Toutefois, l’annonce des résultats pourrait s’accompagner d’une série de recours. Surtout quand on sait que 19 partis politiques et pas moins de 16 syndicats, sans parler des sans appartenance politique ou syndicale (SAP et SAS), prennent part à la course aux 90 sièges à pourvoir au titre de ce scrutin. La loi organique de la deuxième chambre donne des délais assez raisonnables pour résoudre ce genre de problématiques.
44.547 grands électeurs sont ainsi appelés à se rendre dans 343 bureaux de vote ce vendredi entre 14 et 18 heures. Selon les besoins, un seul bureau peut abriter plusieurs urnes pour élire les représentants des divers collèges électoraux. Le vote se fait à bulletin unique. Toute liste n’ayant pas réuni un minimum de 3 % des suffrages concernés est éliminée de la répartition des sièges. La chance est aussi de la partie dans ce scrutin. En cas d’égalité de voix, comme le stipule la loi 32-97, le siège va au plus âgé des candidats. En cas d’égalité des voix et même âge pour les deux candidats, on procède à un tirage au sort…
Le dépouillement se fait au niveau local par une commission provinciale ou préfectorale alors que, pour les représentants des salariés, l’opération est effectuée au niveau central pour départager les listes.

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