Le Maroc compte 1,734 million de personnes en situation de handicap.
Données actualisées : Un appel d’offres a été lancé pour la réalisation de la troisième enquête nationale sur le handicap. Elle permettra de doter le Maroc de données actualisées et fiables en vue de mieux orienter les politiques publiques dans ce domaine. L’enquête se déroulera en 4 phases dans un délai de 13 semaines. Les détails.
Le ministère de la solidarité, de l’insertion sociale et de la famille a lancé un appel d’offres pour la réalisation de l’enquête nationale sur le handicap 2026. Cette troisième enquête permettra de disposer de données actualisées et fiables. Elle vise ainsi à actualiser les données relatives à la prévalence de handicap au Maroc ; à analyser les conditions de vie des personnes souffrant d’handicap. Elle identifiera les obstacles à leur inclusion sociale et économique et mesurera leur accès aux services sociaux, à l’éducation, à l’emploi, à la protection sociale et à la participation citoyenne. Cette enquête produira des indicateurs permettant le suivi des politiques publiques relatives au handicap. L’estimation des coûts des prestations a été fixé à 7,8 millions DH et l’ouverture des plis est prévue le 21 juillet prochain. La taille globale de l’échantillon est fixée à 20.000 ménages. La répartition de l’échantillon selon les régions se présente comme suit : Tanger-Tétouan-Al Hoceima (2.140 ménages), l’Oriental (1.760), Fès-Meknès (2.400), Rabat-Salé-Kénitra (2.280), Béni-Mellal-Khénifra (1.740), Casablanca-Settat (2.640), Marrakech-Safi (2.320), Drâa-Tafilalet (1360), Souss-Massa (1.760), Guelmim-Oued Noun (660), Laâyoune–Sakia El Hamra (540) et Dakhla-Oued-Ed Dahab (400).
A noter que la prestation se déroulera en 13 semaines en 4 phases. La première phase qui porte sue la formation et l’enquête pilote se déroulera en une semaine. Lors de cette phase, le prestataire est tenu de réaliser l’étude du questionnaire de l’enquête. Il devra développer une application informatique pour la collecte des données sur tablettes. Le prestataire sera aussi chargé de la formation du personnel de l’enquête. Il devra réaliser une enquête pilote restreinte au sein de quelques zones hors échantillon principal pour le test des outils par les contrôleurs chefs d’équipe. La deuxième phase qui porte sur la collecte des données se déroulera sur 4 semaines. Dans le cadre de cette phase, le prestataire est tenu de fournir un plan de suivi de collecte de données et les mesures à prendre pour redresser les cas de difficultés sur le terrain. A l’issue de cette phase, il devra élaborer un rapport sur le déroulement de l’enquête à partir du suivi des travaux de terrains en présentant les difficultés rencontrées et les solutions adoptées pour les surmonter.
La troisième phase qui durera 2 semaines sera consacrée à la production de la note préliminaire. Le prestataire est tenu de procéder au contrôle de qualité des données et à l’opération d’apurement de fichiers de l’enquête. Une fois les bases de données apurées disponibles , le prestataire est appelé à produire une note synthétique d’exploitation des données découlant sur les résultats préliminaires de l’enquête. Quant à la quatrième phase qui s’étalera sur 6 semaines, elle sera consacrée à la rédaction du rapport de résultats de l’enquête. A noter que le ministère de tutelle et l’Observatoire national du développement humain (ONDH) assureront la mission de suivi et de contrôle des travaux réalisés. Pour rappel, dans une étude publiée en mars 2026, le Haut-Commissariat au Plan a examiné la prévalence et les principales caractéristiques socio-démographiques des personnes en situation de handicap tout en explorant les perspectives démographiques à l’horizon 2050. Selon le document du HCP, le Maroc compte 1,734 million de personnes en situation de handicap en 2024 contre 1,703 en 2014 , soit une augmentation de près de 31.300 personnes. Les projections réalisées à l’horizon 2050 montrent que l’effectif des PSH restera important.
Ainsi, dans l’hypothèse que la prévalence observée en 2024 restera inchangée jusqu’en 2050, le nombre de PSH augmenterait progressivement pour atteindre 1,80 million en 2030 puis 1,89 million en 2040 et 1,96 million en 2050. Dans son analyse, le HCP précise que les incapacités liées à la vision sont les plus répandues avec 11,1%, suivies de celles affectant la mobilité (6,7%) et l’audition (5,7%). Les troubles cognitifs (3,8%), les difficultés d’entretien personnel (3,7%) et les problèmes de communication (2,7%) affichent des prévalences plus faibles, mais restent néanmoins significatives. Plus de la moitié des personnes en situation de handicap sont âgées de 60 ans ou plus (53,7%). Cette proportion est nettement plus élevée chez les femmes (58,6%) que chez les hommes (48,6%), traduisant l’effet combiné de la longévité féminine et de la dégradation progressive des capacités fonctionnelles avec l’âge.









