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En marge du Salon régional de l’économie sociale et solidaire tenu à Fkih Ben Salah: Focus sur les programmes de soutien aux coopératives et l’autonomisation économique

© D.R

Exposés.
Une session de formation organisée en marge du Salon régional de l’économie sociale et solidaire, tenu à Fkih Ben Salah du 3 au 10 mai 2026, a été marquée par une série d’exposés mettant en lumière les programmes de soutien aux coopératives, les dynamiques territoriales de l’économie sociale et solidaire, ainsi que les enjeux de l’autonomisation économique des femmes à l’ère de la transition numérique. Les échanges ont également permis de partager des expériences de terrain et de souligner le rôle du bénévolat et de l’action associative dans le développement local.


La période matinale de la session de formation organisée en marge du Salon régional de l’économie sociale et solidaire, tenu à Fkih Ben Salah, a été marquée par la présentation d’une série d’exposés thématiques. Le premier exposé, présenté par Malika Rahmouni, cheffe de division de la coordination et de la planification au secrétariat d’État chargé de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, a mis en lumière les programmes de soutien destinés aux coopératives, notamment le programme «Mouazara», considéré comme un dispositif national d’accompagnement et de financement visant la création et la préservation des emplois, le renforcement de l’autonomisation économique et la promotion du développement local. L’intervenante a également présenté le programme «Tahfiz Annissoua», qui ambitionne la création de 100 coopératives par région, la formation de 2.000 femmes et la création de 5.000 emplois à l’horizon 2028.

Elle a, par ailleurs, évoqué les programmes complémentaires, dont le programme «Raïdât», visant la formation de 120 coopératives dans trois régions, à savoir Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalet et Guelmim-Oued Noun, ainsi que le programme «Nasha’a», destiné à accompagner les coopératives souhaitant intégrer les technologies numériques et l’intelligence artificielle dans leur processus de développement. Dans un second temps, Meryem Gouflaan, directrice du bureau d’études «Mind Process», a présenté un exposé consacré aux pôles territoriaux modèles du secteur de l’économie sociale et solidaire. Elle a souligné le rôle de ces pôles en tant que modèle territorial visant la création de marchés solidaires, le renforcement de la coopération entre les différents acteurs, ainsi que la consécration du droit d’accès à l’information à travers l’organisation de sessions de formation, d’ateliers d’encadrement et de campagnes de sensibilisation au profit des coopératives. Elle a également indiqué que ces pôles ambitionnent de mettre en place un écosystème économique solidaire, intégré et durable à l’échelle régionale. L’exposé a été clôturé par la présentation des résultats des rencontres de concertation relatives à la création de ces pôles au niveau de la région Béni Mellal-Khénifra. Le troisième exposé, présenté par Kamal El Achabi, doctorant en développement territorial et gouvernance environnementale à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Sultan Moulay Slimane de Béni Mellal, a porté sur le thème «L’économie sociale et solidaire au sein du Géoparc mondial Unesco M’Goun : état des lieux et dynamiques d’évolution à la lumière des résultats du recensement de 2024».

L’intervenant a proposé une lecture analytique de la situation des coopératives au sein du Géoparc M’Goun, soulignant la coexistence d’une économie sociale et solidaire urbaine diversifiée, d’une économie rurale dynamique, d’une économie émergente mais contrainte, ainsi que d’une économie quasi inexistante. Quant au quatrième exposé, présenté par Jamal Abd El Moula, doctorant au laboratoire «Dynamiques des paysages, des risques et du patrimoine» de l’Université Sultan Moulay Slimane, il a été consacré à «l’autonomisation des femmes coopératrices dans le contexte des mutations numériques contemporaines dans la province de Béni Mellal». L’étude de terrain présentée a révélé que 64% des femmes coopératrices ont déclaré une amélioration de leur niveau d’instruction grâce aux outils numériques, tandis que 62% d’entre elles utilisent les plateformes digitales pour la promotion de leurs produits, et 30% ont constaté une amélioration de leurs revenus grâce au marketing numérique.

L’exposé a souligné que l’utilisation des outils numériques constitue un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes coopératrices, tout en relevant l’existence de contraintes et de défis limitant la pleine exploitation de la transition numérique, ce qui appelle au renforcement de la formation, de l’accompagnement et des infrastructures numériques afin de garantir une autonomisation effective et durable.
La session de formation a également été marquée par l’intervention de Ilham Krini, présidente de la coopérative «Ilham» de broderie et de couture dans la province de Khouribga, qui a partagé son expérience dans la création de la coopérative et sa participation à plusieurs foires et expositions, appelant à encourager les coopératives à persévérer, à renforcer leurs efforts et à développer leurs produits. La rencontre a également été ponctuée par une allocution du président du bureau provincial du Croissant-Rouge marocain à Fkih Ben Salah, représentant Moulay Hafid El Aloui, à l’occasion de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que de la Semaine nationale du Croissant-Rouge marocain, rappelant l’importance de l’action humanitaire et du bénévolat au service de la société. Les travaux de la session ont été clôturés par l’ouverture d’un débat et d’un échange d’expériences et de points de vue entre les participants.

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