Chantier : Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui, a annoncé que la seconde phase du projet de la carte universitaire portera sur la création de 23 nouveaux établissements.
La première phase du projet de la carte universitaire comprend 26 nouveaux établissements universitaires. Le décret de création est en phase finale d’approbation. C’est ce qu’a indiqué mardi à la Chambre des conseillers le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui. S’agissant des nouveautés de la carte universitaire, le ministre a précisé que les conseils d’universités se sont réunis et ont proposé le déploiement de ces établissements. La première partie, soumise à la Commission nationale de coordination, a acté la création de 26 établissements universitaires. La seconde tranche portera sur 23 nouveaux établissements.
Selon le ministre, cette répartition vise, dans une première étape, à répondre à la problématique de la surcharge et à «pérenniser les acquis au profit des étudiants». Ce chantier sera suivi d’une nouvelle génération d’établissements programmés à l’échelle nationale, qui répondront aux besoins locaux, régionaux et nationaux, ainsi qu’aux métiers mondiaux. M. El Midaoui a également relevé que le projet de la carte universitaire s’appuie sur les dispositions de la loi-cadre 51.17, notamment l’article 12, ainsi que sur la loi relative à l’enseignement supérieur, particulièrement les articles 5 et 8, qui prévoient l’instauration d’un schéma directeur de l’enseignement supérieur en tant que mécanisme de planification stratégique et de prospective institutionnelle. Ce schéma permet d’accompagner et d’anticiper les évolutions du système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique selon les principes de l’égalité spatiale, tout en prenant en considération les besoins régionaux, nationaux et internationaux.
Dans le cadre de ce projet, le ministère a commencé à se pencher sur la situation de l’Université Ibn Zohr, qui compte 170.000 étudiants. Le projet de la carte universitaire propose sa scission en cinq universités. Il s’agit des universités de Dakhla, Laâyoune et Guelmim, en plus de deux universités à Aït Melloul et Agadir, ainsi que «le rattachement de Ouarzazate à sa région d’appartenance ». Par ailleurs, le ministre a souligné que ce projet a été accompagné de textes relatifs à la gouvernance, parallèlement à des projets touchant au volet social des étudiants, notamment le logement, le transport, la restauration et le financement.
Le ministère prendra en considération les remarques du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), qui a émis son avis sur le projet il y a plus d’une semaine. A ce sujet, la présidente du CSEFRS, Rahma Bourqia, a estimé que la réorganisation du paysage universitaire devait tenir compte de la croissance démographique des régions, de leurs besoins économiques, mais aussi des impératifs liés à la gouvernance, à la qualité des services et à la mobilisation des ressources nécessaires.










